L'Autre Quotidien (Cotonou)
Maïfoux Nassirou
5 Novembre 2009
Le contrôle et la bonne gestion dans les entreprises et services publics au Bénin font depuis hier, l'objet d'un atelier national au Centre International des Conférences de Cotonou. Une réflexion périodique qui s'inscrit dans le cadre des missions fondamentales assignées à l'Inspection Générale de l'Etat (IGE).
Ces dernières semaines ont fait ressortir, au Bénin, l'importance et la nécessité du contrôle au sein des entreprises et services de l'Etat. Ce n'est d'ailleurs pas le fait d'un hasard si ce deuxième atelier national sur l'amélioration de l'environnement de contrôle au Bénin est placé sous le thème : « Le contrôle et la gouvernance dans les entreprises et services publics au Bénin ».
Un choix qui se justifie selon, l'Inspecteur Général de l'Etat, Jacques Alidou Koussé, par le devoir pour chacun des organes concernés de « contribuer à une meilleure gestion des entreprises et services publics de notre pays » La participation de la Chambre des comptes de la Cour suprême et de l'Ordre des experts comptables et comptables agrées - deux institutions capitales dans l'arsenal de contrôle au Bénin - à cet atelier témoigne aussi sans doute de cette importance. Le contrôle au sein des sociétés et services de l'Etat est indispensable pour le développement du Bénin.
Convaincu de cette nécessité, l'inspecteur Koussé préfère y insiste. Car, indique-til « les performances dans l'ensemble des entreprises auraient dû être nettement améliorées si l'importance requise avait été donnée, par les gestionnaires, à la fonction "contrôle" qui est un facteur clé très important dans toute organisation ». Etant donné que le pays dispose d'un arsenal juridique représsif - bien connu - sur le contrôle et la gouvernance dans les sociétés et services publics, l'ambassadeur des Pays-Bas Wouter Plomb, a souligné l'importance de « l'aspect préventif » surtout pour assurer à la fonction « contrôle » une double finalité qui ne pourrait exister l'une sans l'autre. C'est-à-dire, d'un côté, l'amélioration de la qualité de la gestion publique, de sa performance et de ses résultats ; et de l'autre côté, la transparence de la gestion publique indispensable pour la reddition de compte par les citoyens eux-mêmes. Une reddition des comptes que M. Wouter estime d'ailleurs «absolument nécessaire et indispensable (même) au niveau domestique ».
Pour qu'on arrive à cette étape, il faut que la reddition des comptes soit « initiée, instituée et systématisée par le pays lui-même », plutôt qu'au niveau des Partenaires techniques et financiers (Ptf) indique l'ambassadeur néerlandais qui ne désespère pas pour autant sur ce point. Car, se rejouit-il, « l'IGE constitue une belle illustration de cette exigence et de cet engagement » au Bénin. « Etablir le consensus sur l'utilité et la nécessité de la fonction "contrôle", condition sine qua none pour la bonne gouvernance et l'amélioration des performances ». C'est l'objectif principal que s'est assigné l'IGE en organisant cet atelier qui prend fin aujourd'hui. Et qui permettra d'attirer l'attention des directeurs de cabinets ministériels, des secrétaires généraux et directeurs centraux des diférents ministères, sur les possibilités d'amélioration des performances de leurs organes respectifs.
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