La tournure des négociations à Addis-Abeba donne visiblement raison à Monja Roindefo qui estime que Andry Rajoelina n'est pas le Président de la Transition. En effet, l'accord du 6 octobre 2009 au Carlton est remis en question par les mouvances Ravalomanana et Ratsiraka. « Ramose » estime que les chefs de délégation n'avaient pas qualité pour décider à la place des chefs de file. Et d'avancer alors deux noms à la Présidence de la Transition.
De son côté, l'Amiral propose un triumvirat composé de représentants des mouvances autres que celle de Ravalomanana. Les 3 co-Présidents seraient alors issus des mouvances Rajoelina, Ratsiraka et Zafy sans que ce soit automatiquement les chefs de file. Le fait que Marc Ravalomanana soulève des vices de procédure dans la désignation du Premier ministre de consensus, Mangalaza Eugène, plaide également en faveur du PM de la HAT qui se considère toujours comme le chef du gouvernement.
Mangalaza Eugène étant absent du territoire et Cécile Manorohanta ne pouvant juridiquement être PM par intérim car elle faisait partie d'un gouvernement qui n'est conforme ni à l'esprit ni à la lettre de la Charte de Maputo. Et sur la base de laquelle, Andry Rajoelina se considère comme Président de la Transition. D'ailleurs, le fait que ni la HCC ni le Conseil d'Etat ne se soient prononcés jusqu'ici sur les ultimes requêtes de Monja Roindefo témoigne de l'imbroglio politico-juridique actuel où l'on ne sait plus qui est qui.

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