Dakar — Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une croissance de 4 % en 2010 en Afrique subsaharienne, en comptant sur la reprise économique mondiale, a indiqué jeudi à Dakar, son conseiller principal au département Afrique, Roger Nord.
"En 2010, nous estimons que l'Afrique subsaharienne connaîtra une reprise économique. Partant de cette reprise, nous prévoyons une croissance de 4% en 2010 et de 5% en 2011", a souligné Roger Nord, lors de la présentation du rapport économique pour l'Afrique subsaharienne.
"Dans de nombreux pays, les politiques macroéconomiques prudentes menées ces dernières années ont permis de dégager une certaine marge de manÅ"uvre pour contrecarrer les effets de du ralentissement", a-t-il ajouté.
M. Nord a soutenu que "la plupart des pays d'Afrique subsaharienne ont donc été en mesure de maintenir, voire d'accroître leurs dépenses publiques en laissant leurs déficits budgétaires se creuser provisoirement".
La crise économique mondiale a durement éprouvé l'Afrique subsaharienne et a fait tomber la croissance économique de la région à 1% seulement en 2009 après une décennie de croissance. Elle a entraîné l'effondrement des cours des matières premières et a affecté des secteurs comme le tourisme et le transfert des capitaux des émigrés.
Cependant, en dépit de cette reprise de la croissance, a prévenu le FMI, la situation peut s'aggraver. "Nous sommes optimistes de façon conditionnelle", a soutenu M. Nord expliquant que "la croissance au niveau mondial est incertaine".
"Il y a des risques dans les secteurs financiers des pays avancés mais nous sommes confiants que l'Afrique retrouvera la croissance plus rapidement que par le passé", a-t-il rassuré.
Par conséquent M. Nord recommande "de maintenir des politiques budgétaires et monétaires accommodantes jusqu'à ce que la reprise monte en régime". Selon lui, "en plus de ceci, il faudra que la politique budgétaire accorde moins d'importance aux objectifs de stabilisation".
"La priorité pour les pays qui connaissent des contraintes de financement, la marge de manÅ"uvre budgétaire est plus limitée et la première priorité doit être de continuer à réduire les déséquilibres macroéconomique, mais aussi d'assouplir les politique budgétaires", a-t-il ajouté.
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