Le Soleil (Dakar)

Sénégal: Partenariat Douanes-Secteur privé - Mieux appréhender les besoins des créateurs de richesses

Fara Sambe

6 Novembre 2009


Promouvoir un statut d'opérateurs économiques agréés (OEA), pour contrôler moins sans pour autant renoncer aux recettes, tels sont les objectifs, à terme, du raffermissement des relations entre la douane et le secteur privé. Le deuxième colloque douane-entreprise qui s'est ouvert hier au Méridien, pose des jalons dans ce sens.

Le deuxième colloque douane-entreprise ouvre une nouvelle ère dans ce partenariat qui ne peut qu'être bénéfique à un l'environnement des affaires de classe internationale qui est à la base de la Stratégie de croissance accélérée (SCA) devant « baliser la voie à un Sénégal émergent ». Ces derniers mots du Directeur de cabinet, Mme Néné Mboup Dieng, au nom du ministre d'Etat, ministre de l'Econome et des Finances, illustrent l'esprit qui anime l'administration des douanes dans sa quête d'un rapprochement avec le secteur privé, sans pour autant renier sa mission de contrôle et d'amélioration constante de ses recettes.

Le thème de ce second colloque après celui de 2007, « Vers l'octroi de privilèges personnalisés à l'entreprise » démontre l'émergence d'une nouvelle culture des relations entre les deux parties. C'est ce qui ressort du discours de l'invité du Directeur général Jean-Jacques Armand Nanga, son homologue français, directeur général des Douanes et droits voisins, Jerôme Fournel, venu avec une forte délégation, en même temps qu'une représentation des douanes maliennes. En saluant les objectif à atteindre au cours de ces deux journées, notamment le raffermissement des relations de confiance entre elles pour plus de transparence et d'efficacité, Mme Dieng a exhorté à la mise en place d'une panoplie d'instruments devant favoriser la compétitivité, grâce à la mise en place des conditions nécessaires à plus de célérité, de fluidité, de transparence, d'équité et de sécurité dans les transactions.

Auparavant, le Président de la Chambre de Commerce de Dakar, Amadou Lamine Niang s'est félicité des avancées qui permettront de lever certaines incompréhensions. Estimant que la douane doit être au service de l'entreprise, il a plaidé pour la réduction des délais de dédouanement, la réforme du code et la lutte contre la contrefaçon et la fraude. Quant au directeur général Jean-Jacques Armand Nanga, revenant sur la nécessité d'une écoute permanente pour bien appréhender les besoins spécifiques du secteur privé, il a annoncé son projet d'aller sur le terrain visiter des entreprises susceptibles de bénéficier desdits privilèges, « sous réserve du respect des obligations qui s'y rattachent ».

Car, cette démarche est fondée sur le sens des responsabilités, puisque, selon M. Nanga, cela passe nécessairement « par l'identification d'acteurs soucieux du respect de la réglementation douanière applicable ». Ainsi, grâce à des protocoles d'accord, certaines entreprises identifiées bénéficient de « procédures personnalisées, encore appelées procédures sur mesure ». Il s'agit d'en élargir le cercle, l'objectif ultime étant de leur ouvrir la voie au statut d'opérateurs économiques agréés (OEA ».

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