C. F. Keita
6 Novembre 2009
Au Sénégal, on la connaissait à travers les sports mécaniques, notamment dans la célèbre course automobile des 6h de Dakar. On l'avait ensuite perdue de vue pendant quelques années. La voilà qui réapparaît dans un autre domaine ; celui de l'humanitaire. Alexandra Jouan, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, s'est lancée dans les actions caritatives avec la création, depuis 1999, de son organisation non gouvernementale « Association Solidarité Vie pour les Enfants Handicapés » (Asveh). Seulement, elle n'arrive pas à obtenir le récépissé, seul à même de lui permettre d'oeuvrer en faveur de l'enfance.
Plusieurs raisons ont poussée Mme Jouan à créer l' Ong. Il y a 12 ans, elle recherchait la tombe de sa mère. Elle l'a retrouvée à Bel-Air et elle a pu déposer quelques fleurs et constater par la même occasion que ses parents étaient originaires de Kahone. Ceux-ci ont, de leur vivant, à faire des réalisations dans des villes comme Ziguinchor, Vélingara et Tambacounda. Alexandra Jouan est aussi mariée à un ressortissant de Tamba. Toutes choses qui font qu'elle ne pouvait pas rester insensible face à la situation que vivent les enfants dans ces contrées.
Elle décida alors de créer son Ong et s'est mise sous le couvert de feu Moustapha Wade, frère du chef de l'Etat Abdoulaye Wade, qui lui a donné un coup de pouce pour pouvoir avoir son récépissé. Hélas celui-ci ne verra pas le fameux papier puisqu'ayant été arraché à la vie quelques temps après. Cette attestation, Alexandra Jouan ne la recevra pas malgré les nombreuses démarches qu'elle a effectuées auprès des autorités. « Je demande maintenant au président Abdoulaye Wade de m'aider à avoir ce récépissé sans quoi je ne pourrais exercer pleinement mes activités au sein de mon Ong », implore cette battante qui, par la force de son travail, a pu réunir les fonds nécessaires pour mettre sur pied cette Ong. « Sans cet agrément, je ne pourrai pas mener mes activités et mes bailleurs de fonds aussi ne pourront rien faire. Je demande donc l'intervention du chef de l'Etat pour que la situation puisse être décantée. Je lui ai adressé plusieurs courriers, mais ils sont restés sans suite », déplore t-elle.
Pour le pays qui l'a accueillie et adoptée, Alexandra Jouan entend apporter sa contribution à la résolution des problèmes de la petite enfance. « Quand je vois tous ces gosses dans la rue, ne sachant que faire, ne sachant où aller, je me prends de pitié pour eux. J'ai décidé alors de créer cette Ong pour les encadrer et les aider à sortir de cette situation. Il n'est pas de leur ressort de mendier à cet âge-là. Je voudrais qu'ils deviennent des hommes, qu'ils soient devant une ouverture de la vie avec un savoir et un bagage », indique-t-elle. Ces enfants recueillis à bas âge sont ainsi pris en charge au sein de la structure afin d'avoir une instruction, parler et écrire le français et l'arabe, et réussir leur insertion dans la vie.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2009 Le Soleil. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.