Fasozine (Ouagadougou)

Burkina Faso: Investir facile au pays!

Kpénahie Traoré

5 Novembre 2009


Le Conseil présidentiel pour l'investissement (CPI) tient sa première session sous le thème «investir facile au Burkina Faso». La cérémonie inaugurale présidée par le président du Faso, Blaise Compaoré, a eu lieu ce jeudi 5 novembre 2009, à Ouagadougou en présence de plusieurs investisseurs nationaux et internationaux.

Les investisseurs nationaux et internationaux se rencontrent à Ouagadougou les 5 et 6 novembre 2009, dans le cadre de la première session du Conseil présidentiel pour l'investissement (CPI) qui se tient sous le thème «investir facile au Burkina Faso». Cette rencontre a pour but de donner une nouvelle impulsion à l'élaboration de politiques appropriées pour l'investissement.

Bien que cette première session du CPI se déroule dans un climat de crise financière internationale, le vice-président de la Société financière internationale (SFI), Thierry Tanoh est persuadé qu'il existe des moyens pour favoriser l'investissement au Burkina Faso, car, selon lui, c'est l'un des pays de l'Afrique sub-saharienne qui s'est illustré en la matière. Pour lui, il faut promouvoir l'investissement comme un pilier de la croissance, et cela doit passer par la stimulation des pôles de croissance, notamment l'agriculture et les mines. Toujours selon le vice-président de la SFI, il faudrait, entre autres, saisir des opportunités d'intégration sous régionale et de la mondialisation; promouvoir des programmes de soutien entre les investisseurs locaux et étrangers; initier des projets de réformes et créer des partenariats pour y parvenir. Thierry Tanoh a aussi annoncé que la SFI pourrait «ouvrir officiellement un bureau de représentation au Burkina Faso», ce qui devrait permettre d'apporter un soutien aux petites et moyennes entreprises (PME) ou un soutien direct aux investisseurs.

Pour le Président du Faso, Blaise Compaoré, président du CPI, qui a ouvert la session, c'est «une nouvelle période de notre histoire économique qui s'ouvre avec espoir», même si l'impact de la crise financière mondiale se ressent sur le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) qui est en baisse-3% en 2009 contre 5% en 2008-ce qui a conduit à un déficit des finances publiques. Blaise Compaoré est conscient que le défi ne sera pas facile à relever, «car les handicaps et les obstacles sont réels et lourds à certains égards et concernent l'enclavement, le coût élevé des facteurs de production et de l'énergie, l'insuffisance des infrastructures routières, des ressources en eau, des technologies de l'information et de la communication».

Ce sont autant de facteurs, a dit le Président du Faso, «qui affectent la compétitivité de notre économie». Néanmoins, il y a des atouts pour faire face à ces difficultés. Ce sont l'existence au Burkina Faso, d'opportunités d'investissement identifiés dans les secteurs des mines; des services et de l'agro-sylvo-pastoral, ainsi que l'existence d'un cadre macroéconomique qui reflète la stabilité politique, la paix et la cohésion sociale.

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