Notre Voie (Abidjan)

Côte d'Ivoire: Crise à la MUGEFCI - Holland N'da écarte tout divorce d'avec les pharmaciens

Félix Téha Dessrait

5 Novembre 2009


M. Joseph Holland N'Da, président du conseil d'administration de la MUGEFCI, a écarté hier, lors d'une conférence de presse, toute idée d'en découdre avec les pharmaciens. Qui, on le sait, ont bandé leurs muscles en arrêtant de vendre les médicaments aux fonctionnaires et agents de l'Etat récemment par le biais des bons MUGEFCI.

En se comportant ainsi, les pharmaciens emmenés par leur syndicat et leur ordre entendaient contraindre les dirigeants de la Mutuelle générale des fonctionnaires et agents de l'Etat de Côte d'Ivoire (MUGEFCI) à renoncer aux nouvelles mesures jugées compromettantes pour eux. Citons pêle-mêle les principaux griefs formulés par les pharmaciens contre le nouveau processus d'agrément de la MUGEFCI, rappelés par le conférencier. Le recours à la prodécure d'appel d'offres avec paiement de la somme de 100.000 FCFA (cent mille francs), le maintien du caractère individuel de la convention et la concession d'une remise de 5% sur le montant des prestations facturées par le pharmacien. A ces problèmes soulevés, ajoutons la réalisation d'un objectif d'au moins 30% de substitution de médicaments par le pharmacien, le maintien de la procédure de vérification de la bonne exécution des bons de mutuelle et le maintien du délai de règlement à 45 jours à partir de la fin du mois de dépôt des factures.

"Dans le cadre de la concertation, la MUGEFCI a fait des concessions qui ont été soumises à la médiation menée par le ministre de la Santé", a expliqué le conférencier. "Nous n'envisageons pas dde ivorcer d'avec les pharmaciens. Ce n'est pas à l'ordre du jour. Ce sont nos enfants gâtés", poursuit-il. Les concessions dont parle Joseph Holland N'Da face aux journalistes, à l'hôtel Pullman (ex-Sofitel Plateau), théâtre de l'action, portent notamment sur la suspension du paiement des 100 mille par le pharmacien agréé. Parlant de ce premier grief, le conférencier explique cependant "qu'il s'agit d'un droit de participation à un appel d'offres comme cela se pratique constamment par bon nombre d'entreprises privées ou publiques de la place pour la sélection de leurs fournisseurs".

Le PCA de la MUGEFCI qui s'est déplacé avec tout le comité de direction de la structure a aussi démontré que les mesures initiées visant à engranger de l'argent ont également pour but de "tuer la notion de gratuité dans les esprits". Et en même temps devront permettre de payer la paperasse, d'entretenir le siège de l'outil de sécurité sociale des fonctionnaires et de paiyer ls salaires. "La MUGEFCI se porte bien", est-il convaincu. D'où l'appel des mutualistes à la sérénité. Ils devront, selon lui, ignorer les déstabilisateurs de la MUGEFCI.

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