Albert Tshiambi
6 Novembre 2009
Kinshasa — Des conflits communautaires sanglants ont été enregistrés dernièrement dans le territoire de Dibaya, province du Kasaï Occidental. A la base, la savane de Kapinga et les forêts de Tshifundu, Midila, Tshinjangu divisent les populations des groupements de Kalungu Mesu et de Dibanda.
Depuis quelque temps, des conflits communautaires sanglants sont enregistrés à travers les différentes provinces de la République démocratique du Congo. Illustration : les populations du groupement de Kalunga Mesu et celles de Dibanda, dans le territoire de Dibaya, se disputent la savane de Kapinga et les forêts de Tshifundu, Midila, Tshinjangu, etc. Une dispute au cours de laquelle, deux personnes ont trouvé la mort et dix autres blessées. C'est ce qui ressort de l'enquête menée, le 20 août 2009, par les agents de la Direction générale de migration (DGM) du district de la Lulua, dans la province du Kasaï Occidental.
Selon la chronologie des faits, le chef Kalunga Mesu, originaire du groupement portant le même nom dans le secteur de Kasangidi, est en conflit avec Ilunga Mutombo, chef de la localité de Tshikudi, secteur de Dibanda. Et pour cause. Il accuse son collègue Ilunga Mutombo et ses sujets d'avoir « violé la limite de deux secteurs et d'occuper illégalement ses champs ».
Pour lui, la limite naturelle entre les deux secteurs se situe au niveau de la rivière Mbuyi. Et de faire remarquer : « La population du chef Ilunga Mutombo ont traversé la rivière pour venir cultiver de son côté et ont confisqué trente champs déjà cultivés ». Ces accusations ont été réfutées par le camp adverse.
Après jugement et vérification de la carte géographique tracée depuis l'époque coloniale, le tribunal du territoire de Dibaya a rendu le jugement en faveur du plaignant.
Mécontent du jugement rendu en sa défaveur, le chef Ilunga Mutombo a, à son tour, saisi le commissaire de district assistant. Ce dernier avec sa clique a rejeté le jugement rendu par le territoire de Dibaya, révèle la source. Avant de noter que la population de Tshifudi du chef Kalunga Mesu a été attaquée au champ, au moment où il séjournait à Kananga pour interjeter appel.
Le Tribunal de grande instance de Kananga, dans son extrait de jugement n°005/2009, a, après examen minutieux du dossier, recommandé à toutes les parties en conflit à la réconciliation. Cela, avant de demander aux uns et aux autres de respecter les limites géographiques.
Pour que de tels actes ne se répètent plus dans les jours à venir, l'implication du gouvernement provincial s'avère aussi indispensable. C'est dire qu'il a le devoir d'inviter les populations au calme et surtout à la tolérance. Faute de quoi, d'autres innocents risquent de perdre leur vie inutilement.
Quant aux populations de ces deux secteurs voisins, elles ont tout intérêt d'enterrer la hache de guerre et de fumer de façon sincère le calumet de la paix. Car le développement de leurs entités en dépend.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2009 Le Potentiel. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.