Ndzinga Amougou
6 Novembre 2009
Le chef de l'Etat a reçu hier matin l'ambassadeur d'Algérie en fin de séjour et un émissaire congolais porteur d'un pli fermé.
Avant de s'envoler définitivement hier soir pour son pays après cinq ans de bons et loyaux services au Cameroun, l'ambassadeur d'Algérie, S.E. Baallal Azzouz est allé faire ses adieux au président de la République. Arrivé au palais de l'Unité à 10 h, le diplomate algérien a tout de suite été conduit auprès du chef de l'Etat avec qui il a pu faire un tour d'horizon complet des relations bilatérales.
Il ressort de leur entretien que la coopération entre l'Algérie et le Cameroun est excellente. Néanmoins, le cadre juridique de cette coopération gagnerait à subir un certain toilettage, les économies des deux pays, ainsi que les règles du commerce international ayant évolué depuis l'établissement des relations diplomatiques en 1964.
En effet, en dépit de la volonté politique qui anime les dirigeants des deux pays, le contenu concret de cette coopération est bien en deçà des possibilités réelles du Cameroun et de l'Algérie. Cependant, les échanges continuent. A preuve, une expo - vente des produits algériens aura lieu dans deux semaines à Douala avec la participation de plusieurs hommes d'affaires algériens.
C'est un homme ému qui a quitté notre pays hier, tellement il s'est fait des amis au Cameroun, même dans les couches défavorisées. Voilà pourquoi le président Paul Biya lui a offert quelques objets d'art traditionnel qui vont certainement lui rappeler le pays qui l'a hébergé pendant cinq ans.
Quelque temps après le départ du diplomate algérien, le chef de l'Etat a reçu un émissaire congolais porteur d'un pli fermé du président Denis Sassou Nguesso. Il s'agit de Firmin Ayessa, ministre d'Etat, directeur du cabinet du président de la République congolaise.
Intervenant au lendemain du droit de réponse du directeur du Cabinet civil face à la campagne de dénigrement systématique de notre pays et du chef de l'Etat dont un magazine congolais dénommé « le Choc » a fait son principal fonds de commerce, on peut penser que cette visite n'est pas étrangère à cette malheureuse affaire.
En effet, depuis le mois de septembre dernier, « Le Choc », s'est illustré par des attaques aussi virulentes qu'insensées contre le Cameroun et singulièrement le président Paul Biya. Des affabulations sorties droit de l'imagination très fertile et surtout malveillante d'un certain Asie Dominique de Marseille, néanmoins directeur général du magazine « Le Choc » basé à Brazzaville laissent croire que tous les malheurs du Congo viendraient de notre pays et de son chef.
Le sieur Asie avoue d'ailleurs agir ainsi pour venger son pays attaqué par un journaliste camerounais, directeur du journal Afrique Education qui ne serait pas tendre dans ses écrits avec les autorités congolaises. Comme tout lecteur de bonne foi a pu le constater, ce magazine n'épargne pas souvent le Cameroun. A moins d'être de mauvaise foi, comment croire qu'un pareil journal peut devenir un pion entre les mains des autorités camerounaises ?
Ce qui avait provoqué une vigoureuse mise au point du directeur du Cabinet civil dans notre édition de lundi dernier. M. Martin Belinga Eboutou, dans sa missive, invitait M. Dominique Asie, le Brazzavillois de Marseille à venir présenter ses excuses à qui de droit. L'audience d'hier s'inscrirait dans cette démarche. En effet, le Congo et le Cameroun, deux pays-phares de l'Afrique Centrale ont certainement d'autres défis à relever que de se quereller inutilement.
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