F.t.d
6 Novembre 2009
Le procureur de la République près le tribunal de première instance d'Abidjan (Plateau), M Tchimou Fehou Raymond, n'est pas resté sans réaction face à la sortie de l'ancienne juge d'instruction du tribunal aux Armées de Paris (TAP), Brigitte Raynaud.
"On n'enterre pas une enquête quand on a raison. En 2007, nous avons demandé au juge d'instruction du TAP de procéder à l'exhumation des français tués, en vue d'une autopsie et d'une expertise balistique. On n'a pas eu de réponse. Pourtant, c'était la seule manière de vérifier l'information selon laquelle des français ont été tués par des soldats ivoiriens.
Tout refus signifierait sur le plan juridique que les soldats ivoiriens n'ont rien à voir avec les soldats français tués à Bouaké. Les déclarations de la juge Brigitte Raynaud dans le journal Le Monde attestent que la Justice française donne raison à l'équipe que je conduis", est convaincu M. Tchimou. Qui attend toujours la formation d'une commission paritaire au niveau des Etats (Côte d'Ivoire-France). Cette structure se penche sur le dédommagement des victimes ivoiriennes à la suite d'un règlement à l'amiable.
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