7 Novembre 2009
Kinshasa — La pacification du pays, voilà un défi qui vient en première ligne dans l'exaltante oeuvre de construction de la nation congolaise, de développement du pays, de sa stabilité et de celle de ses institutions, ainsi que dans la mise en place des conditions nécessaires à l'amélioration du vécu quotidien des Congolaises et Congolais. Cela est d'autant plus vrai qu'il y a une unité entre le développement et la paix. Sans paix, a-t-on souvent coutume de dire, il n'y a pas de développement.
Aujourd'hui, il n'est un secret pour personne que, s'agissant en effet du domaine sécuritaire, la situation est préoccupante. Sans nul doute que le gouvernement de la République déploie des efforts en vue de la restauration de la paix, plus particulièrement au Nord et au Sud-Kivu et dans une partie de la province Orientale où le défi semble plus complexe que partout ailleurs sur le territoire national. Mais il n'en demeure pas moins vrai qu'il y a encore beaucoup de choses à faire, surtout quand on sait que, depuis un certain temps, on observe un regain de tension dans le Kivu.
En effet, l'insécurité s'accroît. La paix est malmenée. Comment ne pas dire,à la suite d'un sénateur de l'AMP qui commentait le discours du président de la République, le 13 décembre 2008, sur l'état de la nation, que«la plus grande crise que nous avons maintenant, c'est la crise sécuritaire». «Maintenant, avait-il précisé, il faut d'abord mettre fin à cette crise qui ne nous permet pas de bien réfléchir pour la suite des événements sur le plan économique et social».
Certainement que dans l'opinion on est écartelé entre espoir et inquiétude, notamment au regard de l'évolution de la situation sécuritaire sur le terrain. Mais toujours est-il que les institutions nationales ne cachent pas leur détermination, avec l'appui de la population, à gagner le pari de la pacification et de la sécurisation du pays dans son ensemble.
C'est dans cet ordre d'idées qu'il faudra placer la déclaration du ministre de la Défense qui reconnaît que «l'opération Kimia initiée par les FARDC et la MONUC pour combattre les Interahamwe et les rebelles rwandais dans l'Est est en train de produire des effets positifs». Une déclaration encourageante quand bien même la question sécuritaire en RDC reste encore le point noir du gouvernement congolais.
Pendant que d'un côté, l'on se félicite des progrès accomplis vers la stabilisation dans la région, de l'autre, on se dit profondément indigné par les atrocités dirigées contre les populations civiles locales par les forces en conflit (FDLR, LRA ainsi que quelques éléments FARDC) dégradant la situation humanitaire. C'est autant dire que la question sécuritaire exige que des efforts supplémentaires soient fournis pour que l'objectif que le pays s'est fixé, à cet effet, puisse être atteint.
On sait que, fin décembre 2008, le chef de l'Etat, rappelant sa «préoccupation constante pour une pacification totale et permanente de notre pays, parce que la paix est, à la fois, un droit et une aspiration légitime pour chaque peuple, disait que «la rupture de la paix et de la sécurité au Nord-Kivu et en Ituri est certes préoccupante» mais qu'«elle est cependant curable».
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