Nord-Sud (Abidjan)
6 Novembre 2009
Yao Paul N'Dré, président du Conseil constitutionnel, a présenté, hier son équipe, à la direction de l'UDPCI. A sa sortie d'audience, il s'est prononcé sur le processus électoral.
«Les accords ne désignent pas les candidats. Les accords portent-ils les noms de monsieur Mabri ? Monsieur Bédié ? Monsieur Laurent Gbagbo ?... L'accord n'est pas un acte de naissance pour identifier un individu ». Tels sont les propos tenus par Yao Paul N'Dré, président du Conseil constitutionnel, hier, après sa rencontre avec le candidat de l'Udpci, Mabri Toikeusse au siège dudit parti. Il répondait ainsi à la question de savoir si certaines candidatures à la présidentielle sont validées d'office au regard des accords politiques.
L'attestation de régularité fiscale, nouvelle exigence du Conseil constitutionnel dans les dossiers de candidature, est à ses yeux un simple élément pour identifier les candidats. « C'est tellement banal (...) Il n'y a pas que l'attestation de régularité fiscale qui a été demandée aux candidats. Il y a aussi l'acte de naissance. Pour une élection aussi magistrale que celle là, comment comprendre que des candidats ne puissent pas avoir un acte permettant de les identifier ?
On demande la déclaration de candidature avec les mentions relatives aux noms, prénoms, date de naissance et la filiation. Alors, par rapport à quel élément de référence apprécier tout cela», a interrogé le professeur de droit. Concernant le désarmement avant ou après les élections, il a expliqué que «nous sommes dans une ambiance de sortie de crise. Tant que les problèmes qui ont été causés ne sont pas résolus, la date ne peut être qu'indicative.
Par exemple, tant que la liste électorale n'est pas définitive, on ne peut pas aller aux élections même si la date est arrivée. Tant que le désarmement n'est pas fait, on ne peut pas aller aux élections parce que cet obstacle n'est pas levé ». Quant au respect de la date annoncée pour l'élection présidentielle, Yao Paul N'Dré précise : «nous n'organisons pas les élections. Nous contrôlons la validité des candidatures et la validité des élections. Nous nous en tenons à la date du 29 novembre, c'est pourquoi nous demandons aux candidats de fournir des pièces».
Par ailleurs la délégation du conseil constitutionnel a demandé le soutien du parti de Mabri Toikeuse pour que le processus de sortie de crise aille à son terme. Elle souhaite qu'au soir des élections, le vainqueur soit le vainqueur. «Que ceux qui auront été vaincus, dans leur état major salue la victoire de leur adversaire», conclut l'ancien ministre de l'Intérieur.
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