Kader Traoré
8 Novembre 2009
La direction de l'Ecole nationale de police a organisé le samedi 7 novembre un cross populaire en vue de renouer avec la coexistence pacifique entre les élèves pensionnaires de l'école et les habitants du quartier Gounghin. Ce cross fait suite aux incidents qui sont survenus le 20 septembre dernier où des élèves policiers s'en étaient pris violemment à leurs hôtes.
Le calumet de la paix a été fumé le samedi 7 novembre entre élèves policiers et le quartier Gounghin. Plus jamais à la barbarie des pensionnaires de l'Ecole nationale de police envers leurs hôtes. C'est du moins le message fort qui été véhiculé avec l'organisation du cross populaire de la réconciliation. Plus de 2 000 élèves policiers précédés de leurs encadreurs et quelque 200 ressortissants ont pris part à ces foulées de la paix. Des Etalons cyclistes sont eux aussi venus soutenir cette initiative.
Après le parcours dans la gaieté, dans la communion et avec la ferme intention de travailler à ne plus « se rentrer dedans », les participants à ce footing seront accueillis au niveau du rond-point du sportif par les chefs coutumiers, dont le Goungha Naba qui était le parrain de l'évènement. Ces derniers ont donné la preuve qu'ils vont user de leurs droits et devoirs pour ramener le calme dans les abords de l'école. Car, il faut le dire, au lendemain de la descente punitive inqualifiable des élèves-Assistants de la promotion 2008-2010 et qui s'est soldée par des blessés et des dégâts matériels importants, le climat était devenu malsain.
Le représentant des victimes, Mathias Kaboré, un conseiller du quartier, a affirmé que ce qui est arrivé est bien regrettable et que l'heure n'était pas à un retour sur ce qui est passé. « Nous voulons que cela ne se reproduise plus. Le problème a été résolu en famille et nous devrons continuer à nous fréquenter », a-t-il souligné.
Le nouveau directeur de l'Ecole de police, le commissaire Paul Sondo a, à l'occasion, réitéré la volonté de tous les encadreurs et élèves de renouer avec la population riveraine. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il a demandé au parrain de traduire toute la reconnaissance de son école au Moro Naaba pour les sages conseils prodigués. Il n'a pas manqué de dire merci à la population du secteur 9 pour avoir accepté la main tendue. L'on ne cessera de le dire, ce qui est passé est très regrettable, et l'on espère que l'on ne verra plus jamais ça.
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