Fasozine (Ouagadougou)
Roger Niouga Sawadogo
8 Novembre 2009
Les premiers pèlerins burkinabè à destination de la Mecque en Arabie Saoudite sont partis de Ouagadougou, ce dimanche 8 novembre aux environs de 5h du matin. Ils ont embarqué à bord d'un appareil d'Ethiopian Airlines chargé de convoyer les candidats burkinabè au Hadj 2009. Au Burkina, ils sont plus du millier à effectuer cette année, le voyage sacré en Terre sainte de l'islam.
Pèlerins et accompagnants ont investi, dans la nuit du samedi 7 au dimanche 8 novembre 2009, la cour en face du fret marchandise de l'aéroport international de Ouagadougou. En gandoura, en burqa ou en voile, chacun s'affairait pour que le voyage saint se déroule dans de bonnes conditions pour lui-même ou un de ses proches. Le pèlerinage à la Mecque, cinquième pilier de l'islam est d'une grande importance pour les adeptes de cette croyance religieuse.
Deux imposants check points permettaient de filtrer les incessants va et vient des uns et des autres. «J'ai soif. Cela fait un bon bout de temps que nous attendons», se plaignait Mariam Ouédraogo, venue accompagner sa mère une quadragénaire. Elle était là depuis 19h. Tout comme la plaignante, ils étaient nombreux à sentir le poids de la longue attente, mais le pèlerinage étant un moment merveilleux dans la vie d'un croyant et de ses proches, tout le monde supportait dans la bonne humeur, cette fatigue. «Nous avons voulu qu'ils viennent tôt pour que toutes les procédures soient respectées. Ce sont pour la plupart des personnes du troisième âge. Les oublis ne manquent pas», nous a confié Nouredine Sanfo, le responsable Hadj de STMB Tours, la société accréditée pour le convoyage et le séjour des pèlerins burkinabè. Awa Meda du secteur 17 de Ouagadougou et Fatimata Diakhité de Bobo-Dioulasso, deux pèlerins qui se sont connus sur les lieux font équipe. Pendant le voyage, la quinquagénaire Awa n'aura pas ses fils et filles à ses côtés, mais profitera sans doute de la présence de sa nouvelle compagne. C'est ainsi qu'elles espèrent marcher sur les traces du prophète Mahomet. Le vieux Alidou Ouédraogo, lui rassure son entourage quele voyage se passera sans trop de désagrément pour lui, car il dit être un habitué de tels déplacements. «J'ai hâte de fouler la terre sainte de l'Islam. A mon retour, je ferai moi aussi mes commentaires», dit-il avec un grand sourire.
Les pèlerins bénéficient pour le Hadj de cette année, d'un kit composé d'un sac de voyage, d'un uniforme, d'un petit sac pour documents et d'un badge. Deux compagnies de téléphonie mobile leur offrent également certains avantages au cours de leur saint voyage. «Avec la trouvaille du kit et la présence des encadreurs, nous avons réuni les conditions pour qu'ils ne soient pas dépaysés ou qu'ils se perdent une foi sur place», commente Nouredine Sanfo, membre de l'équipe d'organisation. C'est donc sans trop de crainte que certains accompagnants ont quitté l'aéroport de Ouagadougou aux environs de 5h du matin, heure à laquelle le premier vol a décollé. Le deuxième vol de Ouagadougou devrait suivre dans la même journée de ce dimanche 8 novembre, tandis que les pèlerins de Bobo Dioulasso, la deuxième ville du Burkina, devraient s'envoler pour la Mecque, ce lundi 9 novembre, de source proche de l'organisation.
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