Fasozine (Ouagadougou)

Burkina Faso: La cinémathèque africaine de Ouagadougou se réfugie aux archives nationales

Kpénahie Traoré

8 Novembre 2009


La cinémathèque africaine de Ouagadougou sera délocalisée à la direction des archives nationales. C'est le Délégué général du Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou), Michel Ouédraogo qui l'a annoncé, le vendredi 6 novembre 2009, lors d'une visite de la cinémathèque par une délégation de Cultures France qui est venue en aide à cette structure durement touchée par les inondations du 1er septembre 2009, en lui octroyant 13 millions de francs CFA.

Suite aux inondations du 1er septembre 2009, la cinémathèque africaine de Ouagadougou qui avait été submergée par les eaux, avait subi beaucoup de dégâts matériels. En attendant une solution définitive, elle sera délocalisée à la direction des archives nationales, pour une période de quatre mois. Une annonce faite par le Délégué général du Festival panafricain de cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), Michel Ouédraogo, pendant une visite des lieux, par le ministère français des affaires étrangères, à travers son démembrement culturel, Cultures France.Cette structure a mis à profit cette visite, pour faire un don de 13 millions de francs CFA à la cinémathèque, en vue de l'aider à se reconstituer après les dommages causés par les inondations du 1er septembre dernier.

Le Directeur général de Cultures France, Olivier Poivre d'Arvor pense qu'il est primordial de faire ce geste à l'endroit de ce « patrimoine historique formidable». C'est une aide qui «rappelle combien l'élan de solidarité a dépassé les frontières du Burkina Faso», ajoute le ministre burkinabè de la Culture, du tourisme et de la communication, Filippe Savadogo.

Au cours de la cérémonie, Cultures France et le Fespaco ont procédé à une signature de convention et à un échange de parchemins. Olivier Poivre d'Arvor a émis une éventualité du transfert de copies de films de la cinémathèque de Paris (France) à Ouagadougou. Processus qui a, du reste commencé avec une remise symbolique du film «Rabi» du réalisateur burkinabè, Gaston Kaboré.

La cinémathèque africaine de Ouagadougou a officiellement été inaugurée en 1995 et elle assure la collecte, l'inventaire, le catalogage et la conservation des films. Ce sont, environ 1500 films qui ont été endommagés par les inondations du 1er septembre 2009. Malgré cette catastrophe, Olivier Poivre d'Arvor soutient que «la cinémathèque n'est pas morte, elle a subi un revers douloureux». Abderrahmane Sissako, le vice-président de Cultures France a appelé tous les cinéastes à aider à la reconstitution de ce patrimoine, car pour lui, «le cinéma est une famille».

Be the first to Write a Comment!

Plus de titres sur allAfrica.com

Copyright © 2009 Fasozine. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

AllAfrica - All the Time

SELECT
SELECT

Le top des actualités: Burkina Faso

Rubriques