Fasozine (Ouagadougou)
Kpénahie Traoré
8 Novembre 2009
En marge de la première session du Conseil présidentiel pour l'investissement (CPI), qui s'est tenu du 5 au 6 novembre dernier à Ouagadougou, le groupe de la Banque mondiale a échangé avec la presse burkinabè sur l'amélioration de l'environnement des affaires au «pays des hommes intègres ». La conférence qui a été animée par le vice-président de la Société financière internationale (IFC) pour l'Afrique, Thierry Tanoh, et la directrice de la Banque mondiale pour le développement du secteur privé, Marilou Jane D. Uy, a eu lieu le jeudi 5 novembre 2009.
Le Groupe de la Banque mondiale a confirmé son soutien à la stratégie de développement du secteur privé au Burkina Faso. C'est le vice-président de IFC pour l'Afrique, Thierry Tanoh et la directrice de la Banque mondiale pour le développement du secteur privé, Marilou Jane D. Uy, qui l'ont fait savoir lors d'une conférence de presse donnée le 5 novembre dernier. Venus à Ouagadougou dans le cadre de la première session du Conseil présidentiel pour l'investissement (CPI), ils ont réaffirmé le soutien de la Banque mondiale pour l'amélioration du climat des affaires au Burkina.
Il faut comprendre par l'amélioration du climat des affaires, l'ensemble des facteurs qui influent sur la décision d'un investisseur, le cadre juridique et réglementaire des affaires, le temps qu'on peut prendre pour remplir toutes les formalités pour la création d'une entreprise.
Thierry Tanoh, dont l'institution intervient dans le secteur des mines et dans la privatisation au Burkina a exprimé la nécessité de «mettre en place des infrastructures qui vont permettre au Burkina Faso de se désenclaver et d'accéder au reste du marché». Pour faciliter le processus, Thierry Tanoh a précisé que IFC aura, dans le courant du premier trimestre de l'année 2010, un représentant permanent au Burkina Faso.
Mais avant cet entretien avec la presse, la délégation a été reçue en audience par le président du Faso, Blaise Compaoré. Elle a aussi rencontré le Premier ministre Tertius Zongo et des représentants du secteur privé. Thierry Tanoh et Marilou Jane D. Uy ont salué «l'attention que le gouvernement apporte au secteur privé». Ils ont appelé les médias burkinabè à faire des efforts pour donner plus de visibilité au climat des affaires de leur pays à l'échelle nationale et internationale, car «ces dernières années, le Burkina Faso, au plus haut niveau gouvernemental, a démontré sa ferme volonté de créer un environnement des affaires favorable et de promouvoir les investissements du secteur privé en tant que locomotive de la croissance». Le vice-président de IFC pour l'Afrique a ajouté que cela a été confirmé par le rapport Doing Business produit par son institution et la Banque mondiale qui a classé le Burkina, selon la facilité à y entreprendre, 147e sur 183 pays.
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