L'Aurore (Conakry)
9 Novembre 2009
Selon des sources bancaires, un apport budgétaire de 100 millions $US a été versé au bénéfice du gouvernement mais pas au compte Trésor 41 11 524 de la Banque Centrale, par China International Fund Singapour et China Sonangol International Singapour, le 26 octobre 2009.
"L'argent est au niveau d'un compte de la Banque Centrale" constate un interlocuteur, mais que "cet argent attendrait des instructions du pouvoir central, avant son orientation vers un compte approprié". Cependant que d'autres démentissent la possibilité du pays à percevoir une telle "manne", à cause des accrochages avec les 27 de l'Union Européenne et des pays membres de la CEDEAO. Et qu'une autre assistance budgétaire de 200 millions $US serait attendue de la part du même, avant fin novembre 2009, persistent-elles, même si ce n'est pas le cas pour des analystes financiers qui demeurent sceptiques sur l'éventualité d'une opération financière, présentement. Une troisième frange de sondés soutiennent mordicus qu'un montant de 50 millions $ est en route pour un éventuel équipement de financement des projets arrêtés à cause des brouilles avec la Communauté Internationale. Notre tentative de vérifier cette information auprès des autorités compétentes a été infructueuse. Tout comme le "Group Chief Representive for Guinea" de China International Fund Singapour, M. Cheung Chun Fai Jack a régulièrement raccroché son téléphone.
L'assistance budgétaire, par la China Sonangol Singapour et China International Fund Singapour, annoncée dans certains milieux d'affaires guinéens, ne semble pas réalisable, en ce qui concerne son dépôt à la Banque centrale guinéenne. Tant il est difficile de trouver un interlocuteur qui ne souhaiterait pas garder l'anonymat. Pire, ne disposant pas de documents comptables sur ladite transaction. Même si des membres du gouvernement Dadis, jurent par le palpitant que l'enveloppe de 100 millions $US est effectivement arrivée à Conakry, des banquiers soutiennent que la procédure est actuellement impossible.
Dans les couloirs de la Banque Centrale, des interlocuteurs ne nient pas la possibilité de ce paiement à condition qu'il se fasse via les comptes Nostro des Banques correspondantes de la Banque Centrale de Guinée. Ils estiment qu'une telle quantité de devises ne saurait être déposée directement dans les caveaux de la Banque.
Ainsi, ce montant une fois dans un Nostro, le gouvernement pourrait l'utiliser pour ses engagements à l'extérieur. Des interlocuteurs recommandent de vérifier auprès d'un certain nombre de Banques étrangères dont entre autres BNP Paribas, Bundesh bank, Chase Manhattan Bank, Chomicam Bank, City Bank, UBS Bank etc.
La majorité des contacts soupçonne la PNC Bank d'assurer le mouvement des fonds entre ce consortium Hongkongais et la Guinée comme le témoigne ce paiement fait à Alex Stewart International pour le compte de la Guinée. Selon une de nos sources, il semble que la Chase Manhattan Bank gère certains bons de trésor de la Guinée et que l'Allemande Bundes Bank gèrerait des stocks d'or de la Guinée.
Egalement dans le collimateur de quelques organisations non gouvernementales (ONGs) rencontrées, l'UBS Bank d'où l'actuel ministre Mahmoud Thiam avait prêté ses services et talents, jusqu'à un temps récent. M.Thiam nous est inaccessible, depuis son mariage avec la China International Fund et China Sonangol International Singapour.
Toutefois, plusieurs recherches prouvent que les lignes de crédits sont soutenues par la China Construction Bank, la China Export-Import Bank (China Ex-Im Bank) qui ont financé depuis 2002, les projets de construction en Angola à hauteur de 150 millions $US. Ce crédit a été porté au milliard $US de dollars dans le volet pétrole conjointement par China Ex-Im Bank et la China Development Bank (CDB). Ces lignes de crédits avaient été plusieurs fois renouvelées sur appui du gouvernement Angolais entre 2002 et 2004, atteignant un total d'environ 3 milliards $US.
En avril 2008, le gouvernement angolais par son ministre de l'Economie et des Finances, avait négocié un financement avec la China Development Bank. En avril 2009, le Président Angolais Edouardo Dos Santos et le CEO de China Development Bank, M.Chen Yuan avaient annoncé un emprunt d'1 milliard $US en faveur des projets agricoles.
La China International Fund Limited (CIFL) est affiliée à Dayuan International Development Limited incorporé à Hong-Kong en 2003. La CIFL est détenue à 99% par Dyuan International contre 1% pour Lo Fong Hung. Les directeurs de CIFL et ses 88 filiales sont Wu Yang, Lo Fong Hung et Veronica Fung.
Ces 88 filiales constituent les « 88 Queensways Group Company » selon la Commission de supervision Economique et Sécuritaire Sino-américaine. Toutes ces filiales trouvent leur racine en Dayuan International Development Limited, ayant parfois la même boîte postale, le même Secrétariat tenu par Kwan Man Fai de la firme Li & Partners. Les banques financières de CIFL sont pour leur majorité des filiales de la banque chinoise (branche Hong-Kong) Limited, la Française Calyon et la Wing Hang Bank Limited (basée à Hong-Kong).
L'Ex-Im Bank et la CIFL ont fait conjointement un prêt de 4,5 milliards $US à l'Angola dont 2,9 milliards $US déboursés par la CIFL pour le financement des infrastructures. Entre 2004 et 2005, CIFL conclut un prêt de 2,9 milliards $ à 9,8 milliards $ pour des futures projets en Angola. C'est en ce moment que CIFL a attiré l'attention des médias. Plusieurs militants de la transparence dénoncent la mauvaise utilisation de cette manne par le gouvernement via le Cabinet de Reconstruction National qui aurait enrichit le Président Dos Santos et les 20 élites d'affaires angolaises, selon plusieurs dénonciations d'activistes.
A la lecture du document « The 88 Queensway Group » l'on découvre une toile dont les soies pour la tisser, seraient rares en Guinée, parce qu'il est difficile d'accéder aux vraies données financières de cette nébuleuse qui serait soutenue par des réseaux Hongkongais et Taïwanais.
En 2004, à l'occasion d'une visite du siège des 88 Queenswaw Group, M.Manuel Domingos Vicente boss de la Sonangol (Société nationale Angolaise) a discuté avec les directeurs de ces filiales quant à l'offre d'août 2004, de Sinopec sur le bloc 18 d'où la joint venture dénommée China Sonangol International Holding Limited dans laquelle Dayuan International Development Limited détient 70% contre 30% pour la Sonangol. Les directeurs désignés de China Sonangol sont Lo Fong Hung, Veronica Fung Yuen Kwan et Manuel Domingos Vicente. La compagnie a été enregistrée officiellement à Hong-Kong, le 4 septembre 2004. C'est ainsi que China Sonangol devient membre major des 88 Queensway Group actif dans le pétrole Angolais.
Dans le domaine de l'énergie Sonangol et Sinopec sont partenaires dans la joint venture Sonangol Sinopec International (SSI). En mars 2006, China Sonangol et Sinopec ont annoncé la construction de la raffinerie de pétrole de Luanda de 240 000 barils par jour, pour un coût de 3 milliards $. Pour ce faire, China Sonangol entre en relation avec la Banque Française Calyon. Le 7 septembre les deux concluent un accord de financement de 3 milliards $, avec l'implication de la China International United Petroleum & Chemicals Co Ltd (Unipec) va remplacer Sinopec qui toutefois garantit. Notons qu'auparavant, SSI avait acquis plusieurs blocs en Angola.
Le consultant de China Sonangol pour son business en Angola est le cabinet Pierson Asia dont l'un des directeurs est le Franco Brésilien, Pierre Falcone (un des acteurs condamnés dans l'affaire Angolagate). Les clients de China Sonangol sont entre autres CITIC et Zhen Hua Oil.
En décembre 2008, le Président Edouardo Dos Santos et le PDG de China Sonangol séjournent à Beijing où ils ont été reçus par le Président Hu Jintao pour fortifier les relations économiques entre l'Angola et la Chine. Ils rencontrent, aussi, M. Li Ruogu, Président de China Ex-Im Bank qui leur a annoncé l'augmentation de la ligne de crédit à 4,5 milliards $US. En janvier 2009, le ministre du Commerce Chinois Chen Deming et le Premier Ministre Angolais Antonio Paulo Kassoma s'accordent pour l'aide agricole.
A cette occasion, Chen confirme un volume d'échange économique de deux pays à 25,3 milliards $, pour 2008. Le 13 mars 2009, le Président de China Developement Bank a déclaré son intention d'investir 1 milliard $ dans le secteur agricole angolais, remboursable par la rente pétrolière.
Les 88 Queensways ont utilisé CIFL pour instaurer une relation avec la Tanzanie par le biais de China Sonangol avec l'assistance du ministère Chinois des Affaires Etrangères. China Sonangol travaille activement sur des projets en Côte D'Ivoire, Indonésie et Singapour. Mais depuis un certain temps le Département des Affaires Etrangères de la Chine se distance davantage des 88 Queensway Group, en décourageant les investisseurs à entrer dans le capital de société qui a tendance à conquérir le monde entier ( )
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