Kinshasa — La Nouvelle société civile congolaise (NSCC) a organisé, le samedi 7 novembre 2009, son assemblée générale extraordinaire. Cadre choisi : l'IFAD situé dans la commune de Kasa-Vubu. Objectif visé : faire le point des activités menées depuis sa création jusqu'à ce jour.
La présentation des structures de la Nouvelle société civile congolaise, la vision de la NSCC, le rapport des activités organisées en 2009, les projections de 2010, les communications, tels sont les points qui ont été débattus au cours de cette rencontre.
Brossant l'aperçu historique de la Société civile en République démocratique du Congo, le coordonnateur national de la NSCC, M. Jonas Tshiombela, a indiqué : «Depuis le déclenchement du processus de démocratisation en RDC par le maréchal Mobutu, le pays n'a jamais connu une période de paix durable, ni d'amélioration du niveau de vie de la population ».
Avant de faire remarquer qu'à cette époque, la vie de la nation était caractérisée par la création des partis politiques et associations de la Société civile. Les animateurs de ces associations étaient pour la plupart des opérateurs politiques du parti unique qui étaient au pouvoir pendant la deuxième République.
Ayant compris qu'après la rupture des relations diplomatiques et de coopération avec les principaux bailleurs de fonds, ils n'avaient plus d'autres choix que de se positionner dans le circuit où désormais devraient passer les fonds de la communauté internationale, celui du monde associatif. Conséquence : l'aide de la communauté internationale n'arrivait pas souvent vers les véritables bénéficiaires, a fait savoir Jonas Tshiombela.
VISION DE LA NSCC
Face à ce tableau sombre de la Société civile en RDC, un nouveau courant réunissant plus de 120 associations opérant au pays et à l'étranger a vu le jour le 13 février 2009. Il s'agit de la «Nouvelle Société civile congolaise». Sa vision est « mener le plaidoyer en faveur des citoyens ordinaires, longtemps victimes d'abus par les acteurs de la Société civile », a souligné le coordonnateur national de la NSCC.
A ses yeux, la NSCC est ce haut lieu d'expression des libertés et de promotion des valeurs démocratiques, des droits de la femme, des droits de l'enfant et de la bonne gouvernance. Elle est «un espace de prise de conscience collective des citoyens ordinaires pour le développement et le bien-être collectif de toute la population congolaise, sans discrimination aucune ». Pourquoi la NSCC ? C'est parce que « l'ancienne a cessé d'être apolitique », a-t-il dit.
Par ailleurs, les membres ont été informés au sujet des actions positives déjà menées. C'est le cas, à titre illustratif, des démarches menées pour l'obtention des documents administratifs, de la mise sur pied des organes de la NSCC, de l'implantation de la coordination provinciale de la NSCC dans le Bas-Congo
En ce qui concerne les communications, les membres ont été informés de la mise sur pied d'une opération dénommée « 100 pour 25 ». Une opération qui, à en croire Jonas Tshiombela, consiste à mobiliser les ressources financières pour le bon fonctionnement de la structure. Elle se clôture le 10 janvier 2010.

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