Séraphine SOME
10 Novembre 2009
Les principaux leaders politiques malgaches sont parvenus, samedi 7 novembre 2009, à un accord sur le partage du pouvoir pendant la transition qui doit conduire à des élections en 2010.Une avancée dans le sens de la sortie de crise dans ce pays, même si le fonctionnement du gouvernement d'union s'annonce difficile.
Après neuf mois de négociations sur les modalités de partage du pouvoir, suite à l'éviction du président Marc Rovalomanana, les principaux leaders politiques malgaches sont parvenus à un accord. En effet, samedi dernier, l'actuel homme fort Andry Rajoelina, le président démocratiquement élu qu'il a renversé, Marc Rovalomanana et les anciens présidents Didier Ratsiraka et Albert Zafy ont paraphé "l'acte additionnel" aux accords de Maputo signés le 9 août 2009.
Les quatre leaders politiques ont trouvé un compromis dans le partage du pouvoir pour que la paix revienne dans la Grande Ãéle.
Toute chose qui permet la mise en Å"uvre de la charte de la transition conduisant à des élections en fin 2010. Andry Rajaoelina est confirmé comme président. Les postes de coprésidence reviennent aux mouvances de ses riveaux MM. Ravalomanana et Zafy. La mouvance de M. Ratsiraka, pour sa part, conserve le poste de Premier ministre. Les trois présidents doivent se réunir en conseil une fois par semaine pour examiner l'état de la nation et prendre les décisions en rapport avec son développement. Et les actes pris par le président Rajoelina doivent être contresignés par ses co-présidents. Cela témoigne de la volonté des différents leaders de travailler ensemble pour une sortie de crise. Laquelle crise est née de mouvements sociopolitiques notamment des manifestations contre la présidence de Marc Rovalomanana. Les violences qui ont causé des pertes en vies humaines et des dégâts matériels. L'excacerbation de la fronde sociale a contraint le président démocratiquement élu à laisser le pouvoir aux mains de l'ancien maire d'Antanarivo soutenu par l'armée. Cette prise de pouvoir a été dénoncée par la communauté internationale. Madagascar a été exclu de l'Union africaine en attendant la mise en place d'un gouvernement de transition en vue des élections prochaines.
Mais la signature de l'accord ne sonne pas la levée de sanction. Sur la question, le président du Conseil de paix et de sécurité de l'organisation Ramtane Lamara s'est voulu formel : "La sanction contre Madagascar n'est pas levée. Il faut d'abord que les institutions fonctionnent et qu'il y ait une feuille de route claire vers des élections". Lydie Boka, spécialiste de Madagascar est plutôt pessimiste sur le fonctionnement du gouvernement d'union : "Je m'attends à ce que cette coalition soit fragile, qu'elle ait le sang chaud, que chaque camp tente de bloquer l'autre", estime-t-elle.
Rajoelina n'est pas le chef
Au Zimbabwe, le fonctionnement du gouvernement d'ouverture piétine. Le président Robert Mugabé et son adversaire politique, Morgan Tsvangirai, Premier ministre s'accusent mutuellement de blocage. Celui-ci avait d'ailleurs suspendu sa participation au gouvernement pour protester contre les accusations d'un de ses proches collaborateurs. Même si l'on a espoir que le gouvernement d'union malgache connaisse un meilleur sort, il faut reconnaître que son fonctionnement ne sera pas facile. Ce en raison du sang bouillant du jeune président de 34 ans qui estime détenir la légimité de son pouvoir du peuple. "Le fait que je sois maintenu à la présidence légitime les revendications de la population", a-t-il déclaré après la signature de l'accord. Ange Rajoelina trouve qu'il a fait suffisamment de concessions comme celle de laisser le poste de Premier ministre à ses adversaires. "Pour moi il est normal et logique que le président, garant de l'unité nationale, dispose des postes ministériels de souveraineté", a-t-il affirmé. Un discours qui tranche avec celui de son rival, Marc Rovalomanana pour qui M. Rajoelina "n'est pas le chef". Il a indiqué que le fait qu'il y ait des coprésidents implique que Rajoelina n'a pas le pouvoir absolu. Ceci conformément à sa condition pour participer au gouvernement d'union. En tous les cas, la signature de l'accord constitue une avancée dans le sens de la sortie de crise. Les parties engagées devraient savoir que le processus à réaliser vient d'être enclenché. C'est maintenant qu'ils devraient faire prévaloir l'intérêt national aux dépens des intérêts particuliers ou partisans. L'accord ne pourra aboutir que si chacun met de l'eau dans son vin. C'est à ce prix que la transition se déroulera sans difficultés majeures pour une sortie de crise.
Read comments. Write your own.
Copyright © 2009 Sidwaya. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.
Africa needs strong institutions not mighty man .It is not from me ,but you know who told this not so late . Mighty man is a French Politic ,because mighty man can impose wrong solution ,it is the reason that today(11/11/09) the French Ambassador in Madagascar presents his acreditation letter to Mr Rajoelina even he was in Madagascar since march 2009 . Wrong solution drives to civil war in low intensity ,it is a neocolonialistic politic to stop the growth of a country by launching a conflict whenever the colonialists want to raise a conflict ;it is a past politic and the people is feed up with this .Africa needs peace . I call the international community to keep its attention on the Malagasy situation .Thank you for your attention .