Propos Recueillis Par E. Massiga Faye
10 Novembre 2009
interview
En dépit de toute sa bonne volonté, le dynamisme d'Awa Cheikh Diouf, directrice du Centre culturel Blaise Senghor, estâ-‚émoussé par le peu de moyens dont dispose sa structure.
Qu'est-ce que le Centre culturel Blaise Senghor propose au public comme offre culturelle pour la rentrée ?
Présentement, nous n'avons pas beaucoup d'activités avant le 4 novembre. Pour démarrer, il sera organisé une conférence de presse de lancement de la nouvelle production du groupe Youn ak Yen à l'espace Demba Ndiaye. Le 05 novembre, une conférence de presse marquera le démarrage de nos activités. Seulement, avec nos moyens propres, ce sera difficile. Pour cela, nous comptons sur nos partenaires techniques et commerciaux pour accompagner notre démarche.
En ouverture, de la saison culturelle, nous proposons au public la grande première du film Shyft du réalisateur Shérif Faty. Cela entre dans le cadre des activités du Ciné club qui participe à la diffusion de films sénégalais. En fait, le Ciné club aura lieu un vendredi sur deux. L'idée est d'avoir des projections-entretiens avec le réalisateur. Avec une salle fermée, nous allons recréer pour le public l'environnement du 7ème art. C'est dans cette dynamique que s'inscrit le spectacle «Quand poussent les ailes» (one man show) de Younouss Diallo. L'initiative est soutenue par la Délégation Wallonie-Bruxelles. Dans la foulée, le 22 novembre, sera célébrée la patronne des chorales (Sainte-Lucie) avec des prestations de chorales de Fadiouth et de Dakar. Aussi, dans la semaine du 25 au 31 décembre, des défilés de mode vont relancer les activités du « Hamo » (espace dédié à la confection et à la création).
Deux événements culturels à savoir le 3ème Fesman et le Dak'art se profilent pour l'horizon 2010. Comment le Centre Blaise Senghor va-t-il se positionner par rapport à ces deux échéances ?
Pour ce qui est de la Biennale de Dakar, édition 2010, nous sommes en négociation pour un partenariat avec le promoteur culturel Guy Lenoir. Nous aurons à exposer des artistes marocains qui vont présenter leurs oeuvres au sein du Centre. Il est également prévu des workshops avec de jeunes plasticiens sénégalais à travers notamment des peintures, des installations. Pour ce qui concerne le 3ème Fesman, nous avons participé à l'installation, le 3 juin dernier, du Comité régional de Dakar pour accompagner l'événement. Après le report, nous attendons les nouvelles orientations pour redémarrer leâ-‚travail de redynamisation des commissions départementales.
On reproche souvent au Centre culturel Blaise Senghor de ne pas communiquer. Comment expliquez-vous ce fait?
C'est exact. On nous fait souvent ce reproche. A mon avis, la raison principale de cette situation résulte du fait que nous rencontrons des difficultés pour trouver des partenaires, des sponsors. Dans un environnement concurrentiel où des centres culturels et instituts français ou allemands ont plus de moyens. Cette année, nous nous engageons à confectionner des documents de communication sous de forme de dépliants illustrés que nous mettrons à la disposition du grand public. Dans cette lancée, nous entendons communiquer davantage avec la presse. Un projet de formation est en chantier. Toujours est-il que le manque de moyens freine nos ambitions.
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