Délon's Zadé
9 Novembre 2009
Félix Akoto Yao Kouadio, candidat indépendant à la présidentielle, a affirmé, vendredi dernier, au cours d'une conférence de presse à l'Hôtel Pullman, au Plateau, à Abidjan, que l'arrêté du Conseil constitutionnel, invitant les candidats à compléter leurs dossiers avec une attestation de régularité fiscale est une décision normale du ressort de ses compétences. "Il y a des lois qui régissent la République. Il appartient au Conseil constitutionnel de jouer son rôle.
Le Conseil constitutionnel doit appliquer la loi", a soutenu Félix Akoto Yao qui venait de déposer, le même jour, son attestation de régularité fiscale et son certificat de résidence (ce deuxième document ne fait pas partie des papiers demandés, ndlr), au secrétariat du Conseil constitutionnel.
"Le Conseil constitutionnel est dans son droit parce que tout Ivoirien est en droit de payer ses impôts", a précisé le candidat. "Le Conseil constitutionnel est tout puissant. Son pouvoir est de juger la Constitutionnalité des lois. Il peut donc refuser des lois votées par l'Assemblée nationale ou n'importe quelle loi s'il juge ces lois anticonstitutionnelles. Et qu'elles ne peuvent pas être appliquées". Félix Akoto Yao a jugé nécessaire que tout le monde paie ses impôts. C'est pourquoi il ne comprend pas que le Conseil constitutionnel ait donné
"trop de temps" aux différents candidats à la présidentielle pour déposer leurs attestations de régularité fiscale parce que tout le monde doit respecter la loi. "Si tout le monde respecte la loi et dépose les papiers demandés dans les délais, le Conseil constitutionnel doit pouvoir retenir tout le monde. J'ai trouvé que le Conseil constitutionnel n'a pas été assez courageux. A sa place, j'aurais rejeté tous les dossiers qui ne comportaient pas l'attestation fiscale. J'aurais donné 72h, au lieu de 8 jours", a-t-il déclaré.
Félix Akoto Yao a par ailleurs souligné que les difficultés de la Côte d'Ivoire remonte à la mort d'Houphouët-Boigny. C'est pourquoi même s'il souhaite la tenue de l'élection présidentielle dans les délais fixés, il estime qu'il n'appellera pas ses partisans à descendre dans la rue si la date du 29 novembre ne devrait pas être respectée. Selon lui, si le processus de sortie de crise n'avance pas comme les Ivoiriens l'auraient souhaité, c'est parce que la CEI travaille mal. Et donc c'est aux organisateurs qu'il faudrait demander des comptes et non aux candidats", a-t-il répondu. Avant d'ajouter : "A leur place, j'aurai démissionné".
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