Serge Armand Didi
9 Novembre 2009
La confection de la liste électorale provisoire nécessaire pour l'organisation des élections présidentielles en Côte d'Ivoire préoccupe plus d'un. M. Bertin Yao Koffi, expert en graphologie se veut rassurant et propose sa recette pour sortir de cette impasse.
C'est le sens d'une conférence de presse qu'il a animée le mercredi dernier, à son cabinet, aux II-Plateaux Selon lui, des solutions existent pour découvrir l'identité des personnes (près de 2 millions) qui ne sont pas sur les fichiers historiques. Il a préconisé que l'on sollicite les services des experts pour accompagner la CEI, la SAGEM et l'INS dans leurs tâches. "Il faut une commission technique pour travailler sur ce dossier", a-t-il lancé. M. Yao Koffi a fait savoir qu'il s'agit, à ce stade d'un travail mécanique, de chercher un repère technique. Il est question, a-t-il poursuivi, de travailler sur les pièces en l'occurrence les extraits de naissance.
Pour lui, l'on peut extraire de cette manière sur la liste les personnes qui ont commis des fautes involontaires et celles qui ont voulu faire la fraude. Il a reconnu que l'équipe qui a conduit l'opération a fait un travail remarquable : "C'est parce qu'ils ont fait une bonne expertise que nous avons découvert près de 2 millions de personnes qui ne sont pas sur les fichiers historiques". Il a ajouté, cependant, qu'il reste des efforts à faire.
"La SAGEM est une structure technique qui ne manipule que des informations qu'on lui communique. Elle ne peut savoir la nature des éléments qui viennent du terrain. C'est la connaissance du terrain qui peut résoudre le problème", a-t-il dit. L'expert a révélé que les obstacles constatés sont dus à trois faits. Il a expliqué, d'abord, que des erreurs pendant la saisie des informations relatives aux personnes peuvent expliquer ces cas suspects : "Je vous donne l'exemple d'un monsieur qui s'appelle Sékou Konaté et qui est né en 1940 à Danané. Si lors de la saisie l'on écrit qu'il est né en 1950 à Bouaké, aucun fichier ne peut reconnaître ce monsieur".
Ensuite, le conférencier a évoqué le cas des personnes qui se sont fait établir des extraits qui ne sont pas enregistrés dans les répertoires des mairies : "Si en plus, ces individus ne se sont jamais fait inscrire à la CNPS ou ailleurs, il est difficile de les retrouver".
Bertin Yao Koffi, enfin, a pris le cas des individus nés hors de la Côte d'Ivoire, qui y ont grandi et qui, à la faveur de l'enrôlement, se sont fait confectionner de manière illicite des pièces. "Seule la graphologie peut permettre de résoudre ces cas de fraude", a-t-il conclu. La graphologie, à l'en croire, est l'étude des différents cas de fraude (fausse signature, faux cachet, faux casiers judiciaires, faux extraits de naissance, etc.)
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