Notre Voie (Abidjan)

Côte d'Ivoire: Revalorisation des salaires des instituteurs - Le SNEPPCI plaide pour le respect des engagements

C.B.

10 Novembre 2009


Tous les instituteurs du primaire public de Côte d'Ivoire ne jurent que par leurs nouveaux salaires prévus à la fin de ce mois de novembre.

Gnélou Paul, le secrétaire général du Syndicat des enseignants du primaire public de Côte d'Ivoire (SNEPPCI), a interpellé samedi dernier, au siège de ce syndicat, à Marcory, le gouvernement pour qu'il respecte ses engagements. "Après plusieurs luttes menées par notre syndicat, nous avons abouti à la signature du décret N° 2009-208 du 29 juin 2009 portant fixation des échelles de traitement des fonctionnaires enseignants des emplois du secteur éducation-formation. Ce décret constitue pour ce syndicat, une véritable bouffée d'oxygène qui viendra remotiver le monde enseignant par l'amélioration qualitative des conditions de travail et de vie. Ce décret est une réelle source d'espoir aussi bien pour l'enseignant que pour l'école ivoirienne. C'est pourquoi, la fin de novembre 2009 est une date capitale pour tous les enseignants de Côte d'Ivoire. Nous invitons le gouvernement à tout mettre en oeuvre pour le paiement effectif et intégral des salaires revalorisés. Nous savons qu'il le peut et qu'il le fera", a indiqué à la presse Gnélou Paul.

Autre sujet qu'il a abordé à sa conférence de presse, le paiement du reliquat de l'indemnité de logement. Le SNEPPCI exige la régularisation immédiate de cette situation. "Suite à l'application du décret N° 2007-527 du 18 juillet 2007 portant modification et complément du décret N°93-880 du 17 novembre 1993 déterminant le droit au logement ou à une indemnité contributive au logement en faveur de certains fonctionnaires et agents de l'Etat, l'Etat paie 30 mille aux instituteurs. Cette indemnité est passée à 35 mille fin mars 2009 au lieu de 40 mille comme prévu par ledit décret", fait-il remarquer.

Gnélou Paul a également demandé à l'Etat la satisfaction d'autres revendications. Par exemple, le paiement de la première tranche du rappel du CAP 1989 à 1992, le gouvernement ayant accepté de payer ce rappel aux instituteurs concernés en trois tranches (2009, 2010, 2011) ; le reclassement en A3 des enseignants détachés pour animer les COGES ; l'organisation du CEAP et du CAP par le ministère de la Fonction publique et de l'Emploi et la promotion des instituteurs en service dans les IEP. "Ils ne bénéficient pas de la mesure de nomination dans les corps des conseillers pédagogiques de direction (CPD). Que le ministère de tutelle définisse au niveau de chaque IEP, la nomenclature des services afin de nommer les chefs CPD comme le précise la note produite à cet effet. Il faut éviter les discriminations au sein d'une même corporation", a-t-il précisé.

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