Ladji Bama
10 Novembre 2009
Les acteurs de la transformation du riz local du Burkina, en collaboration avec le Programme d'aménagement des bas-fonds dans le Sud-Ouest et la Sissili (PAPSO), ont organisé le 31 octobre 2009 à Bobo-Dioulasso, un atelier de réflexion. Asseoir les bases d'une meilleure structuration de ce secteur d'activité était la raison d'être de la rencontre.
Maillon d'une importance pas des moindres dans la filière riz au Burkina, le secteur de la transformation de cette spéculation, de l'avis de ses acteurs, ne bénéficie pas toujours des égards qui devraient lui être dus. Conséquence : le secteur souffre d'une inorganisation bien dommageable pour toute la filière. « L'accent n'est pas mis sur l'aspect transformation. Or, c'est un maillon important car la qualité du riz en dépend fortement et s'il ne fonctionnement pas bien, c'est toute la filière qui en pâtit », explique-t-on.
C'est pour pallier une telle situation que les acteurs de la transformation du riz au Burkina se sont engagés depuis quelque temps dans un processus de réflexion qui, à terme, devrait leur permettre de parvenir à une meilleure organisation. Une série d'ateliers ainsi que des études sur l'aspect post-récolte du riz ont déjà eu lieu et ont permis d'évaluer la situation, de soupeser les contraintes et de dégager des pistes de solutions dans cette perspective.
Tout cela avec l'accompagnement d'un partenaire traditionnel de la filière qui n'est autre que le Programme d'aménagement des bas-fonds dans le Sud-ouest et la Sissili (PAPSO). C'est dans le prolongement de cette dynamique que s'inscrit l'atelier de Bobo Dioulasso du samedi 31 octobre 2009. Approfondir la réflexion dans le sens de la mise en oeuvre des solutions dégagées, avec en toile de fond l'organisation optimum des transformateurs, tel était le secret espoir des responsables du secteur à travers l'organisation de la rencontre.
Un technicien du ministère de l'agriculture, Etienne Kaboré, a été sollicité pour doter les participants, des transformateurs et des producteurs venus de toutes les régions productrices de riz (Bagré, Sourou, Bama, Banfora, Bobo,...), de connaissances indispensables à une bonne conduite de la structuration de leur secteur d'activité. Les lois qui régissent les organisations du monde rural, la future loi sur l'interprofession, ont été autant de sujets sur lesquels ont porté les échanges.
Pour le responsable des mesures d'accompagnement du PAPSO, Boubacar Traoré, il n'y a pas de doute qu'une telle rencontre puisse permettre aux participants de penser leur structuration future de façon avisée et de pouvoir ainsi atteindre les objectifs escomptés.
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