Mamadou Gueye
11 Novembre 2009
La préservation des ressources halieutiques nécessite un changement de comportement des acteurs. C'est l'avis du ministre en charge de ce département qui a prôné, devant les députés, une rationalisation de l'exploitation.
Khoureïssy Thiam, ministre de l'Economie maritime, de la Pêche et des Transports maritimes, a appelé à une exploitation rationnelle des ressources halieutiques. « Il faut rationaliser l'exploitation des ressources », a-t-il soutenu devant les députés lors du vote du budget de son département.
Regrettant le recul de la pêche dans l'économie nationale à cause « d'une mauvaise gestion », alors que c'était le domaine le plus prospère jusqu'au début des années 80, le ministre a affirmé qu'une bonne gestion de ce secteur est dans l'intérêt de tous les Sénégalais.
Aussi, il a insisté sur la nécessité d'aménager des zones de repos biologique et des Aires marines protégées pour la préservation de la ressource.
Les députés ont interpellé le ministre de l'Economie maritime sur les bateaux-taxi acquis par l'Etat. Ces bateaux étaient initialement destinés à assurer le transport des passagers sur l'axe Rufisque-Dakar. Mais ces navires se sont révélés inaptes à la navigation sur cet axe. Cela a poussé les élus à suspecter « un mauvais pilotage du dossier ».
« On a l'impression que des études sérieuses n'ont pas été faites avant l'acquisition des bateaux-taxi », a dit Khady Diédhiou. Et Me Babou de renchérir : « les bateaux-taxi sont inadaptés. Cela signifie qu'en amont des études n'ont pas été faites ». Le député libéral a demandé au ministre quel est le manque à gagner pour l'Etat sénégalais dans cette affaire ?
Khoureïssy Thiam a assuré que des études ont été préalablement faites avant l'acquisition de ces navires. « On ne peut acheter des bateaux sans faire des études », a-t-il estimé et d'ajouter : « le Sénégal est un Etat organisé ».
Il a annoncé, pour bientôt, l'arrivée d'un bateau de 200 places pour faire la navette sur l'axe Rufisque-Dakar.
Le budget du ministère de l'Economie maritime, de la Pêche et des Transports maritimes a connu une baisse. Il s'élève à 12.916.733.140 Fcfa contre 18.477.176.720 Fcfa pour la gestion en cours. Soit une baisse de 5.560.443.580 Fcfa. Le budget a été adopté par l'Assemblée nationale.
Avant le vote, les députés ont interpellé Khoureïssy Thiam sur divers sujets notamment la situation des agents contractuels de son département, la fermeture en cascade des usines transformatrices de poissons, les infrastructures portuaires, la gestion des aires de débarquement et de commercialisation.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2009 Le Soleil. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.