Cheikh Ndong
11 Novembre 2009
Le Conseil Economique et Social a rencontré mardi 09 novembre le secteur privé dans les locaux de la chambre commerce, d'industrie et d'agriculture de Dakar. A cet effet les acteurs du secteur privé ont ex posé sans complaisance toutes les difficultés rencontrées dans ce secteur notamment dans l'entreprise. Par voie de conséquence le conseil économique et social en tant institution consultative consultatif, se chargera de transmettre toutes ces doléances au pouvoir exécutif dans l'espérance de la résolution de celles-ci pour un climat social apaisé avec toutes les forces vives de la nation.
« Les entreprises ont besoin d'être écoutées » dixit le président de la Chambre de Commerce, d'Industrie et d'Agriculture de Dakar, Mamadou Lamine Niang. Car estime t-il l'entreprise est le moteur du développement. A cet effet M. Niang ajoute que : « l'entreprise a subi de manière drastique les effets de la crise internationale et beaucoup de réformes ont été faites pour réorganiser et réadapter celle-ci ».
C'est dans ce contexte que président du Conseil Economique et Social, Ousmane Masseck Ndiaye déclare que : « en initiant cette rencontre,nous voulons inviter tous les représentants du secteur privé à collaborer avec le conseil économique et social,dans un esprit républicain,en lui faisant part de vos préoccupations, de vos suggestions,avis et recommandations,pour améliorer les conditions d'exercice de vos activités professionnelles ».A cela M. Ndiaye ajoute que : « le développement de notre pays passe par une mobilisation de toutes les forces vives de la nation, en vue de hisser l'économie nationale à des niveaux de compétitivité et de performance appréciables et ainsi redonner la confiance aux investisseurs ».
Après les discours officiels, la parole a été donnée aux représentants du secteur privé en vue de pointer du doigt les difficultés qui gangrènent le secteur privé. C'est ainsi que Babacar Ndiaye de la Cnes affirme que : « le principal problème du secteur privé, c'est le financement ».A cela il ajoute la formation des cadres qui est selon lui nécessaire voire indispensable pour faire face aux nouveaux défis de l'entreprise sénégalaise. En outre le vice- président de la Cciad, Ibrahima Ndiaye a soulevé le problème de l'énergie en défendant que « tant que nous n'avons pas suffisamment d'énergie nous ne pouvons pas créer ni produire encore moins vendre ».Il ajoute a cet effet que : « le transport est une énergie dans ce pays »Ainsi propose t-il des exonérations fiscales sur l'achat des camions gros-porteurs.
Quant à Ibrahima Ndiaye du Cnp il préconise une présence plus effective du secteur privé dans le tourisme et la protection du secteur informel face à la concurrence asiatique. M. Lo a aussi soulevé le problème de l'impôt. A cet effet il trouve anormal un redressement fiscal d'une société dont le capital est inférieur à 10 millions de Fcfa. Dans la même lancée Fatou Diaw, femme d'affaires dénonce le fait que les femmes d'affaires ne sont pas pris en compte dans les instances de décision tant au niveau gouvernemental que patronal. Par ailleurs elle ajoute que : « nous sommes dans un pays qui n'encourage pas la production. A cet égard M. Diaw défend qu' « un pays ne peut pas se développer sans la création de richesses nationales ».
(Stagiaire)
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