Rich Ngapi
11 Novembre 2009
Kinshasa — Dans le cadre de la Convention spécifique entre la RDC et le Royaume de Belgique en 2007, les deux parties viennent de signer le règlement d'ordre intérieur de la Structure mixte de concertation locale du projet Chemin de fer urbain. Ce projet vise l'amélioration de la mobilité dans la ville de Kinshasa à travers la réhabilitation du chemin de fer urbain qui dessert les quartiers périphériques de la ville. Il coûte 7 millions d'euros pour une durée de 4 ans.
Les experts du secteur de transports se sont réunis le lundi 9 novembre 2009 autour du ministre des Transports et voies de communication, Matthieu Pita, pour signer le Règlement de service intérieur de la Structure mixte de concertation locale du projet Chemin de fer urbain de la Coopération technique belge (CTB).
Présidé par M. Maketa du ministère des Transports, le panel de signataires était constitué d4un représentant du ministère du Plan, des Affaires étrangères, de l'Hôtel de ville (ministre provincial des Transports) et d'un représentant de la CTB.
Financé par la Direction générale de la Coopération au développement à hauteur de 7 millions d'euros, le projet Chemin de fer urbain est exécuté par la CTB, en partenariat avec l'Office national de transports (Onatra). Débuté en 2008, le projet concerne strictement la ville de Kinshasa et durera 4 ans.
Selon l'assistant technique du projet, Yves Galvez, ce projet vise l'amélioration de la mobilité dans la ville de Kinshasa à travers la réhabilitation du chemin de fer urbain qui dessert les quartiers périphériques de la ville. Cet objectif se traduit essentiellement par un appui institutionnel au Chemin de Fer Urbain en vue d'une gestion transparente de ses recettes et une organisation efficace de ses ressources, par l'acquisition de matériel (roulant, de secours, d'éclairage et de télécommunications) et la réhabilitation de bâtiments. A terme, le projet proposera un plan de mobilité pour la ville de Kinshasa.
Le ministre des Transports et voies de communication, Matthieu Pita, a remercié le gouvernement belge pour ce don qu'il fait à la RDC et lui a demandé d'aider à mener à terme ce projet, tant pour la fourniture du matériel que pour l'étude de mobilité. Le ministre a brossé sa vision de l'avenir des transports en commun pour la ville de Kinshasa. « Avec plus de 7 à 8 millions d'habitants, il faut mettre en place un autre type de gestion de transport en commun dans la ville que l'utilisation du système classique que nous connaissons de transport par bus », a-t-il déclaré.
4 LOCOMOTIVES ET 40 WAGONS
« L'organisation des transports à Kinshasa exige la mise en place d'un système de transport de grande capacité sur le site propre ( ) le chemin de fer urbain actuel constitue l'embryon de cette voie d'évacuation de grande capacité de demain et c'est autour de cet axe que seront structurés les transports par bus », a précisé le ministre des Transports.
Le ministre des Transports a saisi l'opportunité pour annoncer l'intervention d'autres partenaires dans la remise à niveau du chemin de fer urbain. « Une fois modernisée, ce que nous attendons du projet indien dont 50 millions de dollars viennent d'être obtenus, la voie sera étendue et améliorée », a-t-il indiqué.
Et d'ajouter : « Les deux projets sont complémentaires et visent un but unique, des chemins de fer modernes, confortables et performants ».
Se voulant plus concret, Matthieu Pita a indiqué que les autorités du pays attachent beaucoup d'importance à l'exécution rapide de ce projet dans sa structure initiale, à savoir la fourniture de 4 locomotives et 40 wagons. « Il est inacceptable de continuer à voir l'image des bousculades et des files d'attente interminables que nous offrent les transports au jour d'aujourd'hui », a-t-il déploré.
Pour rappel, la ville de Kinshasa est une métropole composée de 24 communes, dont le nombre d'habitants se situerait entre 8 et 10 millions sur les 60 millions que compte le pays. Les centres populeux desservis par le chemin de fer urbain sont notamment Kintambo, Ndolo, Limete, Lemba, Kasangulu, Gombe, Ndjili et Masina.
Les estimations de mobilité journalière de la population atteignent 6 millions de déplacement incluant tous les modes de déplacement, y compris pédestre.
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