Agence de Presse Sénégalaise (Dakar)
11 Novembre 2009
Dakar — La syndicalisation des producteurs est un "processus irréversible" qui se justifie par la nécessité de mieux organiser les secteurs concernés par cette initiative, a déclaré, mercredi à Dakar, le ministre de l'Agriculture, de la Pisciculture et des Biocarburants.
"Toutes les dispositions sont prises pour que cette syndicalisation soit une réalité", a expliqué Fatou Gaye Sarr, en réponse à certaines des préoccupations exprimées par les députés lors de l'examen du projet de budget de son département.
"Forcément", ce processus va faire perdre "beaucoup de places aux intermédiaires" si tous ses objectifs sont atteints, a expliqué le ministre délégué chargé des relations avec les Organisations paysannes et de la Syndicalisation des agriculteurs. Khadim Guèye intervenait après son ministre de tutelle, pour expliquer les contours du processus dont il est chargé de la mise en oeuvre.
Il a indiqué que son département veillera à ce que les intermédiaires ne puissent pas s'emparer de "l'essentiel des instances" des syndicats qui seront formés, en réponse au député Aïda Mbodj qui s'est inquiétée de ce que certains opérateurs ont opportunément infiltré lesdites instances.
Or, a fait valoir la député libérale, le but de la syndicalisation est de réduire justement les intermédiaires et d'induire une plus grande autonomisation des producteurs, en rapport avec la "Révolution verte" initiative présidentielle dont le projet de syndicalisation des producteurs n'est qu'une composante.
Pour ce faire, il sera organisé au niveau de chaque département une structure collective appelée ensuite à "se fédérer au niveau national", mais qui comportera en son sein des structures spécialisées, a précisé Khadim Guèye.
La structure fédérative, en ce qui la concerne, s'occupera des problèmes d'intérêt collectif, comme le financement de l'agriculture et de l'Elevage (à des taux compris entre 3 et 5 pour cent) et la manière de faire parvenir ces fonds aux producteurs.
Les problématiques liées à la sécurité sociale des agriculteurs, éleveurs et pêcheurs relèvera aussi du domaine de cette structure fédérative, a noté le ministre délégué en charge de la syndicalisation.
Voté par les députés réunis en séance plénière, le projet de budget, pour la gestion 2010, du ministère de l'Agriculture, de la Pisciculture et des Biocarburants a été arrêté à 89 milliards 309.319.360 FCFA, contre 82 milliards 896.488.760 FCFA pour la gestion en cours, soit une hausse de 6 milliards412.830.600 FCFA en valeur absolue et 7,74% en valeur relative.
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