«La lutte contre la corruption et la gabegie est une lutte nécessaire et vitale pour notre pays. Mais il faut la faire dans la règle de l'art. Ce qui est loin d'être actuellement le cas», a déclaré le président du Renouveau Démocratique, Moustapha Ould Abdeirrahmane, à l'ouverture des travaux de la session extraordinaire du Conseil national du Renouveau Démocratique (R.D).
Et l'homme de préciser: «Nous voulons qu'il y ait une programmation des différentes nominations faites par l'exécutif. Nous respectons les décisions précises par l'exécutif, certes, mais souhaitons la création d'une commission parlementaire qui pourrait se pencher sur les différentes nominations parce que l'opinion nationale doit connaître les personnes nommées. C'est à partir des nominations des agents de l'Etat que la lutte contre la corruption et la gabegie doit commencer.»
Ould Abdeirrahmane rappellera que son parti est «très content de l'issue, par une solution consensuelle, de la crise qui avait secoué le pays, permettant l'organisation de l'élection présidentielle du 18 juillet 2009, remportée par le candidat Mohamed Ould Abdel Aziz et qu'à l'heure actuelle, la majorité doit jouer son rôle et l'opposition doit reconnaître les résultats pour participer à la construction du pays».
Le président du RD soulignera que «dès les premières de la lutte contre la corruption et la gabegie, le RD a apporté son soutien inconditionnel au président Mohamed Ould Abdel Aziz, mais que le Comité exécutif ne comprend pas pourquoi, malgré l'effort, la discipline, la contribution à la Majorité, il ne participe pas à la gestion du pays et nous ne sommes consultés sur rien».
Et de s'interroger: «Parce qu'aujourd'hui, beaucoup de voix s'élèvent dans le parti en se demandant si nous faisons réellement partie de la majorité. Ils ont raison, car nous ne sommes consultés sur rien. Mais je laisse à la direction du parti de choisir la place qui est la meilleure pour le parti. Si elle décide qu'on quitte la majorité, nous allons la quitter. Quant à moi, je préfère rester dans la majorité. Dans le cas échéant, nous allons collaborer avec les toutes formations politiques qui souhaiteraient élargir leur base politique, mais pas avec les partis de l'opposition actuelle, ni avec les partis qui piétinent les notions comme l'unité nationale, la cohésion nationale...».
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