Abdoulaye Diallo
12 Novembre 2009
Sur instruction du président Wade, 200 professeurs de Mathématiques seront formés d'ici cinq (5) ans. L'annonce a été faite, hier, à l'hémicycle par le Pr Amadou Tidiane Ba. Le Concours général 2009 avait été marqué par un fait : le recul du Sénégal dans les matières scientifiques. Les premiers prix de Mathématiques et de Sciences physiques n'avaient pas été décernés pour les classes de Terminale. Et le président Wade « très déçu » avait qualifié cette situation « d'extrêmement grave et tragique ».
« Il faut former des professeurs pour enseigner les Mathématiques », avait alors recommandé le chef de l'Etat. Plus qu'une simple recommandation, c'était là une réelle volonté d'équilibrer les filières littéraire et scientifique.
Hier, le ministre de l'Enseignement supérieur, des Universités, des Centres universitaires régionaux et de la Recherche scientifique a réaffirmé cette volonté du président de la République. Devant les députés, qui ont rappelé l'enjeu de la maîtrise des sciences et des nouvelles technologies pour le développement de tout pays, le Pr Amadou Tidiane Ba a soutenu qu'il y a une « nette » volonté du gouvernement de renverser le déséquilibre entre les Lettres et les Sciences.
« Sur instruction du président de la République, nous allons former d'ici 5 ans, 200 professeurs de Mathématiques », a laissé entendre le ministre. Selon le Pr Ba, au Sénégal, il y a un quart de scientifiques pour trois quarts de littéraires.
A l'Assemblée, il a été également beaucoup question de l'accès à l'Enseignement supérieur, la capacité d'accueil des Centres universitaires régionaux (Cur), la nécessaire professionnalisation des études supérieures, sans compter l'architecture, la gestion et l'organisation des universités.
La nécessité de mettre de l'ordre dans les établissements supérieurs privés, le paiement des bourses, la réforme des grades, les faibles moyens alloués à la recherche, le statut de l'Ecole nationale d'économie appliquée (Enea) et le problème des équivalences ont également fait l'objet de riches échanges entre les députés et le ministre.
Dans sa réponse à ces différentes interpellations, le Pr Amadou Tidiane Ba est revenu sur les trois défis auxquels les universités sénégalaises sont confrontées et qui ont pour noms : massification, qualité et gestion.
« Le problème de fond qu'il faut soulever est l'insuffisance des moyens devant les problèmes à résoudre », a expliqué le ministre qui a toutefois indiqué que dans le cadre d'un dialogue ouvert et fructueux, il est « possible d'arriver à un équilibre même dans un contexte difficile ».
Revenant sur la carte universitaire, le ministre a confirmé la poursuite de son déploiement avec notamment la création d'une université à dominance Sciences économiques et sociales qui, dit-il, permettra d'absorber le nombre de bacheliers.
« L'objectif du gouvernement est de créer un Cur dans toutes les régions du Sénégal », a encore dit le Pr Ba.
Le projet de budget 2010 de son ministère, adopté à l'unanimité, est arrêté à la somme de 89.431.400.080 Fcfa contre 123.476.273.920 Fcfa pour 2009, soit une diminution 34.044.873.840 Fcfa en valeur absolue et de 27, 57 % en valeur relative.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2009 Le Soleil. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.