Kinshasa — La Cour constitutionnelle nigérienne a validé les résultats des élections législatives du 20 octobre boycottées par l'opposition et critiquées par la communauté internationale, a annoncé hier mercredi 11 novembre le ministre de l'Intérieur, Albadé Abouba. Ces législatives qui ont été taillées sur mesure du président Tandja relancent désormais le débat sur le rôle des élections sur le progrès de la démocratie en Afrique.
La Cour constitutionnelle nigérienne a validé les résultats des élections législatives du 20 octobre boycottées par l'opposition et critiquées par la communauté internationale, a annoncé hier mercredi 11 novembre le ministre de l'Intérieur, Albadé Abouba.
«La Cour constitutionnelle, en son audience du 10 novembre 2009 (...) a validé et proclamé les résultats définitifs des élections législatives du 20 octobre», a déclaré le ministre à la radio d'Etat, relayée par l'AFP. La Cour a cependant «annulé» le vote de Tassara, une zone pastorale de la région de Tahoua (ouest), où des partielles seront organisées ultérieurement en vue d'attribuer l'unique siège de député de la circonscription, a-t-il indiqué.
L'élection de 112 députés a donc été validée, sur un total de 113 sièges au Parlement. Le Mouvement national pour la société de développement (MNSD, au pouvoir) a obtenu 76 sièges.
DEMOCRATIE
La Cour a également rejeté des requêtes introduites par des indépendants et des partis politiques souhaitant l'annulation de résultats de certains bureaux de vote. Après l'organisation de ce scrutin, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao, 15 Etats) a suspendu le Niger. L'organisation régionale, qui avait demandé le report de l'élection, ne reconnaît pas son résultat et accuse Niamey d'avoir violé des textes communautaires sur la démocratie.
La semaine dernière, l'Union européenne (UE) a suspendu son aide au développement au Niger et donné un mois aux autorités de Niamey pour ouvrir des «consultations» en vue d'un retour à «l'ordre constitutionnel».
La Cédéao et l'UE étaient déjà opposées au référendum constitutionnel très controversé du 4 août par lequel le président Mamadou Tandja, 71 ans, a obtenu une rallonge de trois ans après dix ans à la tête du pays.
Ces législatives qui ont été taillées sur mesure du président Tandja relancent désormais le débat sur le rôle des élections sur le progrès de la démocratie en Afrique.

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