12 Novembre 2009
Kinshasa — La poliomyélite demeure un problème de santé majeure dans la province du Bas-Congo du fait de l'enregistrement de nouveaux cas à Seke-Banza, Luozi, etc. A l'origine, certaines croyances religieuses, fétichistes et coutumières qui font que certaines personnes refusent de faire vacciner leurs enfants sous prétexte que les vaccins entraîneraient d'autres maladies. Cette mentalité rétrograde risque de freiner l'éradication de la polio d'ici 2014 dans cette province.
Les partenaires de la République démocratique du Congo (OMS, UNICEF, Rotary Club, CTB/Santé) mettent à la disposition du gouvernement congolais d'importants moyens tant matériels que financiers pour lutter contre la poliomyélite et d'autres maladies transmissibles.
Seulement voilà, ils déplorent et s'étonnent que la poliomyélite soit encore un problème de santé majeur dans la province du Bas-Congo du fait de l'enregistrement d'autres nouveaux cas à Seke-Banza (district du Bas-Fleuve), à Luozi (district des Caractes), etc.
Situation pour le moins déplorable et inexplicable du fait que d'autres parties de la République démocratique du Congo et d'Afrique ont déjà éradiqué cette maladie ou mieux. Ou, à tout le moins, sont sur le point de le faire. Particulièrement pour la province du Bas-Congo, suite à certaines croyances soit religieuses, soit fétichistes et soit encore coutumières, la couverture vaccinale n'atteint pas 95 voire 99 % de réussite.
Situation qui est à l'origine du refus de certains parents à faire vacciner leurs enfants âgés de 0 à 5 ans tant dans des milieux urbano-ruraux que dans la ville de Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo, et celle de Boma, dans le district du Bas-Fleuve. Alors que les zones de santé rurales et les vaccinateurs sont à la disposition de la population, bien que parfois les problèmes des routes et de déplacements se posent avec acuité.
Pourtant, ce n'est pas un plan d'éradication de la poliomyélite qui fait défaut au Programme élargi de vaccination (PEV)-LMTE dans la province du Bas-Congo. Il en existe un. Qui, il convient de le rappeler, a un triple objectif. Le premier consiste à faire progresser toutes les zones de santé du Bas-Congo au stade des zones exemptées de cas de poliomyélite. Le deuxième, quant à lui, consiste à arrêter la transmission du poliovirus sauvage dans des zones de santé «exemptées de polio» et le troisième, enfin, rendre opérationnel le réseau national des laboratoires aussi bien dans la capitale que dans les provinces dont le Bas-Congo et contrôler régulièrement son caractère performant.
Les contraintes majeures à la réalisation de ces objectifs, consécutives aux croyances évoquées ci-dessus, font croire que les vaccins en général entraîneraient plusieurs autres maladies aux enfants vaccinés. La démotivation du personnel vaccinateur, mobilisateur, sensibilisateur et la modicité de leurs primes sont également à l'origine de la baisse de la couverture vaccinale dans le Bas-Congo.
Mais la mentalité rétrograde observée dans le chef de certains Bas-Congolais risque de constituer un frein à l'éradication de la poliomyélite d'ici l'an 2014. Cela, en dépit des efforts et la volonté entrepris par le Programme élargi de vaccination avec le concours du gouvernement central et des partenaires habituels (OMS, UNICEF, ROTARY international, CTB/Santé, USAID, etc.)
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