Cherif Faye
12 Novembre 2009
Une délégation de "South-South Global Assets and Technology Exchange" est officiellement reçue hier mercredi 11 novembre par Prometra International à son siège sis à Bel air. Cette visite des responsables de la SS Gate qui va durer jusqu'au 14 novembre prochain rentre dans le cadre de la formation du personnel de Prometra International à la manipulation des données informatiques de la plateforme.
Depuis 2002, selon les indications du Dr Erick Gbodossou, Prometra International avait établi des relations de partenariat avec « South-South Unit Cooperation » du Projet des Nations Unies pour le Développement (Pnud) basé à New York. En 2007, précisément à Shanghaï en Chine, Prometra International avait été invitée à participer à « la réflexion pour l'élaboration des bases de mise sur pied de la South-South Global Asset and Technological exchange (SS Gate) », a révélé Dr Gbodossou. « Un évènement historique qui a abouti en septembre 2009, à la signature d'un partenariat entre SS Gate et Prometra International, la seule Ong ayant bénéficié d'un tel contrat en dehors des gouvernements des pays du Sud », a renchéri Erick Gbodossou.
Auparavant, il rappelé que de 2004 à 2006, « un grand projet a été confié à Prometra International pour trouver les voies et moyens de mise en place de stratégies pour l'introduction judicieuse des médecines traditionnelles dans les systèmes de santé nationaux en Afrique ». C'est cette expérience satisfaisante qui a valu à Prometra International d'être choisi comme un poste de travail de la SS Gate qui est un mécanisme de financement et de transfert de technologies pour la croissance économique du Sud. Pour parachever ce partenariat entre pays du Sud, la SS Gate a envoyé une mission d'experts à Dakar pour « délivrer une formation auprès de personnes ressources de Prometra International, dans le but de rendre opérationnelles les clauses du contrat de partenariat qui invitent à la gestion informatique d'une plateforme ».
Selon Dr Erick Gbodoussou, « la formation des responsables de la gestion de cette plateforme acquiert des incidences hautement positives sur le développement des pays du Sud ». Et d'expliquer les trois volets de la plateforme en ces termes : « Une plateforme d'échanges de biens, de technologies, de connaissances, de savoirs, de ressources financières pour la mise en place d'un système permettant la réduction de la pauvreté et le développement durable de nos pays ». Ce qui supposerait, selon Dr Gbodossou « la formation, des outils d'élaboration de projets, la recherche de partenaires d'appui et l'acquisition des services et projets de développement ».
A ce titre, l'assistant au Directeur général de SS Gate a donné l'exemple de pratiques de transfert de technologie de la Chine à l'Ethiopie où des résidus agricoles (tiges de mil, de cannes à sucre, de maïs et de coton) qui polluaient l'environnement sont transformés en matériaux de construction. Ce transfert a contribué à la création de 12 000 emplois, à une réduction de la pollution et du coût de construction de 50 à 60 %, mais aussi à une diminution considérable du temps mis pour la construction des maisons et à l'augmentation du revenu des cultivateurs.
Bref, la plateforme va relier sous forme de réseau la famille des pays non alignés. La SS Gate a pour objectif d'établir 100 postes de travail dans trois ans et de créer en Chine un centre de formation gratuite sur le transfert de technologie pour les étudiants ressortissants des pays en développement. La cérémonie a été présidée par Mme Diallo Fatou Bintou Touré, Représentante du Ministère des Mines, de l'Industrie, de la Transformation alimentaire des produits agricoles et des Pme, en présence de Talla Seck qui a représenté le Sénat, et Nokwazi Moyo, représentant Technonet Africa.
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