Bakary Dabo
12 Novembre 2009
Le bilan d'exploitation de Senelec sur la période 2005-2009 a été soumis hier, mercredi 11 novembre à l'appréciation du grand public. Si les consommateurs ont salué les consultations publiques sur les conditions tarifaires de Senelec pour la période 2010-2014, ils ont à l'unanimité dénoncé le déficit de communication de Senelec vis-à-vis de ses clients.
Les associations de consommateurs et certains du secteur privé national n'ont pas manqué à l'appel hier, pour donner appréciation et suggestion sur le bilan d'exploitation de Senelec. Si elles ont presque agréé le bilan 2005-2009 de la Senelec, elles ne sont pas, par contre, en phase avec la manière de communiquer la Société nationale d'électricité (Senelec) surtout en tant de coupure intempestives de courant. Selon Mamadou Hann, Trésorier général de l'Adetels, le problème qui étouffe le plus les consommateurs c'est au niveau de l'information. A son avis, « le problème majeur de la Senelec c'est la communication parce que le délestage n'est pas un incident ni un accident. Senelec sait très bien si elle est en mesures de répondre à la demande ou non pour pouvoir informer les clients à l'avance. Il ne faut pas perdre de vue que les coupures de courant ont une incidence réelle sur le consommateur ». Alé Dieng, opérateur économique et membre de l'Unacois Jappo, abonde dans le même sens. Pour lui, le premier problème de la Senelec c'est la communication. C'est ainsi qu'il pense « la Senelec doit copier sur la Sde surtout quant il s'agit de coupure en avertissant ses clients à l'avance ». Même son de cloche pour El Hadj Niang de l'Union nationale des consommateurs du Sénégal (Uncs).
Entres autres problèmes évoqués, consommateurs et secteur n'ont manqué de relever des ecceuils dans le bilan d'exploitation de Senelec sur la période 20052009. Selon Jean Pierre Dieng, président nationale de l'Uncs, « le niveau de la qualité des installation électriques pose parfois problème que Senelec doit prendre en charge ». A son avis, cet exercice de consultation publique doit être décentralisé et animé dans les langues nationales pour mieux imprégner les populations. Mamadou Hann de l'Adetels, a fustigé la manière dont se fait l'accueil client au niveau des agences de la Senelec. A cela, il y a ajouté le problème que constitue les agents de la Senelec qui se présente dans les maisons sans badges ni moyens permettant de les identifier. Le représentant de l'Unacois Jappo, Alé Dieng, de son côté, pense qu' « au moment ou l'on parle de Stratégie de croissance accélérée, il y'a l'éternel problème de l'électricité ». Il a, par la même occasion, dénoncé ce qu'il qualifie de « faiblesse des consommateurs devant la Senelec ». Du dégroupage de Senelec en holding et trois filiales, il s'attend à la réduction du coût de l'électricité qui est un facteur de production pour le secteur privé. Pour Amadou Kanouté, un des participants à cette rencontre, « l'un des éléments qui préoccupe beaucoup le consommateur, c'est les charges fixes et le manque de performance dans la gestion de la Senelec qui est généralement fait supporté aux clients ». Il s'est ainsi interrogé sur les mécanismes dont dispose la Crse pour réguler ou statue sur ce problème. Anticipant sur la période 2010-2015, M. Kanouté dit qu'il n'a pas été ressenti les normes environnementales et sécuritaires dans les conditions tarifaires du le prochain quinquennat.
Pour les rassurer, le Président de la Commission de régulation du secteur de l'électricité (Crse), Idrissa Niasse, a fait savoir que la rencontre d'hier n'était que le lancement d'un long processus devant permettre de recueillir tous les remarques et suggestions. C'est ainsi qu'il exposé le calendrier de ces consultations qui prévoit une série de rencontre dont le 12 novembre avec la Senelec, 17 novembre avec le patronat et les consommateurs, 19 novembre avec les personnes ressources notamment les universitaires, 24 novembre avec les opérateur privés et le 26 novembre avec la presse.
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