Stephane Etinga
12 Novembre 2009
Kinshasa — A Kinshasa, les centres de formation en informatique s'ouvrent chaque jour, un peu partout. On peut le savoir, la science de l'informatique est en train de gagner du terrain dans notre pays depuis quelques années. Cependant, le secteur qui évolue en grande partie d'une manière informelle, semble attirer sérieusement des hommes d'affaires. Ils y trouvent certainement leur compte, parce que les cours ne sont pas du tout gratuits et les enseignants ont besoin de vivre.
De toute façon, l'Etat devrait avoir un regard sur qualité des enseignements en informatiques organisés dans le pays ainsi que sur les programmes appliqués et le niveau même des enseignants. C'est une nécessité qui s'illustre tous les jours parce que dans certains cas, les centres de formation ne sont qu'une pièce mal aérée et parfois même sans installations sanitaires où sont confinés les apprenants.
A titre illustratif, un centre qui vient de s'ouvrir sur l'avenue du Plateau, commune de la Gombe. Malgré le grand titre : Centre de formation gratuite en informatique, on a pu y retenir ceci : une formation gratuite en Micro-informatique/ Bureautique. Programme : Initiation, Windows, Word, Excel, Access, Power point, Internet.
Les prix pour achat de syllabus se présentent de la manière suivante : Initiation 2.500 Fc ; Windows 3.500 Fc ; Word 4.500 Fc ; Excel 6.500 Fc ; Access 10 dollars Us ; Power point 15 dollars Us. A cela s'ajoute le paiement pour les différents modules. C'est ainsi que l'apprenant en informatique doit, dans ce centre dont l'ouverture ne date que du mois de septembre dernier, payer la somme de 500 Fc en modules Initiation, Windows, Word, Excel, Access et Power point. Pour le module Internet, il paiera 5 dollars Us.
Concernant les Cybercafés, il a été constaté que chaque maison applique ses prix, selon la durée de l'utilisation de l'Internet. Mais une chose est frappante, il existe des Kinois, voire des expatriés, qui passent le clair de leur temps devant l'ordinateur, quel que soit le prix à payer. Les uns ont des messages à transmettre ou à recevoir, tandis que les autres se contentent de regarder des images pornographiques qu'ils copient et distribuent.
C'est ici que les autorités devraient ouvrir l'oeil parce que les jeunes qui s'adonnent à l'immoralité diffusée par l'Internet ou à d'autres activités violentes constituent à fur et à mesure un danger pour l'avenir de la nation. Il y a donc nécessité de contrôler le secteur, car, prévenir vaut mieux que guérir, dit-on.
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