Notre Voie (Abidjan)

Côte d'Ivoire: Développement des NTIC - La Côte d'Ivoire vers la 3ème génération

Koné Modeste

12 Novembre 2009


Le directeur général de l'Agence des télécommunications de Côte d'Ivoire (ATCI), Kla Sylvanus, a annoncé que deux licences seront attribuées à des fournisseurs d'accès internet pour permettre à des réseaux actuels de passer à la 3ème génération. Il l'a révélé, le lundi dernier, devant le ministre béninois de la Communication et des Nouvelles technologies de l'information et de la communication, Adadja Désiré.

Dans les locaux de l'ATCI et devant ses collaborateurs, le directeur général a peint un tableau peu reluisant de la situation de l'internet qui demeure l'une des faiblesses du secteur des télécommunications en Côte d'Ivoire. «Les statistiques les plus optimistes avancent 100.000 abonnés», a-t-il fait savoir. Pour lui, il existe l'ADSL qui est limité par le peu de lignes fixes, et le Wimax dont des licences ont été distribuées puis interrompues à cause de la forte demande. Sur ce dernier point, il a expliqué que les opérateurs qui avaient reçu des autorisations pour des transmissions radio migrent de plus en plus vers le Wimax. La solution alternative trouvée a été le bas débit fourni par les réseaux mobiles (256 kbps et 512 kbps). «Nous comptons sur les 3G pour faire de l'internet de masse», a-t-il indiqué. C'est pourquoi, ajoutera-t-il, les opérateurs qui recevront ces deux licences auront l'exclusivité pendant 4 ans afin de faire des investissements et de rentrer dans leurs fonds. «L'appel d'offres sera lancé fin décembre-début janvier», a annoncé Kla Sylvanus.

Avant de se rendre à l'ATCI, le ministre Adadja Désiré a rencontré son homologue ivoirien, Hamed Bakayoko, au Fonds national des télécommunications (FNT), où il lui a expliqué que la Côte d'Ivoire travaille sur le code des télécommunications qui date de 1997. Le nouveau n'étant pas encore adopté, la Côte d'Ivoire part du principe qu'il ne faut pas réglementer la technologie mais les services. «L'évolution des technologies va plus vite que les cadres juridiques», a expliqué Hamed Bakayoko. Sur la question de la voix sur IP, il a révélé que cette dernière est devenue concurrente du secteur des téléphonies mobiles. «On ne peut interdire son usage dans le cadre privé, mais on évite qu'elle devienne concurrente de la téléphonie mobile car les licences n'ont pas le même prix», a-t-il précisé.

«Nos Etats ne maîtrisent pas le trafic international entrant. Il y a une grosse nébuleuse autour», a déploré le ministre ivoirien des NTIC. Le ministre béninois a, quant à lui, expliqué que sa visite se situe dans le cadre d'échanges et de partage avec d'autres pays qui ont une avancée en matière de NTIC. Surtout que son pays s'apprête à renouveler le cadre réglementaire des télécommunications.

Be the first to Write a Comment!

Plus de titres sur allAfrica.com

Copyright © 2009 Notre Voie. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

AllAfrica - All the Time

SELECT
SELECT

Le top des actualités: Côte d'Ivoire

Rubriques