Kinshasa — Les récents affrontements interethniques dans la localité de Dongo (Equateur) ont causé d'énormes dégâts. Au-delà des pertes en vies humaines, ils ont occasionné le déplacement des milliers de personnes vers d'autres localités de la province. Fuyant l'insécurité, certaines personnes sont allées se réfugier au Congo-Brazzaville.
Les statistiques fournies par la cellule de crise du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), révèlent que 24.194 déplacés sont déjà enregistrés. Ils sont installés sur une vingtaine de sites, rapporte radiookapi.net. C'est à Eboko, un petit village situé au bord de l'Oubangui, qu'on trouve le plus grand nombre de déplacés, soit 3.300 personnes, renseigne la source. Avant de noter : « La nourriture, les médicaments et les vêtements manquent à ces déplacés installés au Congo-Brazzaville ».
Une mission humanitaire du gouvernement du Congo-Brazzaville s'est rendue, le mercredi 11 novembre 2009, dans les sites de Bétou au Nord de ce pays voisin de la RDC. Cette mission s'est rapidement attelée à faire le point des statistiques des réfugiés congolais ayant fui les violences dans la localité de Dongo avec l'appui du HCR.
Une mission humanitaire du gouvernement du Congo Brazzaville s'est rendue, le mercredi 11 novembre 2009, dans les sites de Bétou au Nord de ce pays. Un site qui, à en croire la radio onusienne, est l'un des quatre qui accueillent les réfugiés de Dongo.
Conduite par la ministre en charge des affaires humanitaires, Mme Emilienne Raoul, cette mission a apporté une nouvelle assistance aux personnes les plus vulnérables, dont les femmes enceintes.
Interrogé à ce sujet, le conseiller de Mme Emilienne Raoul, Gabriel Ontsika, a déclaré : « La situation est très grave ici, contrairement à ce qu'on apprend. En tout cas, les gens souffrent ici. Il faut agir au plus vite ».
Lors de cette visite éclaire, la délégation a enregistré beaucoup de plaintes de la part des réfugiés. Ces derniers ont évoqué, entre autres, le manque de nourriture, de médicaments et de vêtements.
Hier jeudi, la mission compte se rendre à l'Oubangui, en visitant les sites de Boyele, d'Eboko et de Dongou. « C'est après cette évaluation que nous déterminerons ce qu'il faut ramener à ces gens », a fait remarquer Gabriel Ontsika.
T.M.

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