Charles Gaïky Diene
13 Novembre 2009
Les choses vont de mal en pis entre la direction de la société de gardiennage Phoenix et ses employés. Hier, en conférence de presse, ces derniers ont annoncé un plan d'action qui sera sanctionné par une grève générale au mois de décembre. 'Nous allons organiser le 21 novembre une assemblée générale à l'issue de laquelle nous donnerons la date de la grève générale que nous comptons déclencher', déclarent les travailleurs de la société de gardiennage.
Qui expliquent qu'il était temps pour eux de croiser le fer avec Christophe Marty et de riposter à la mesure des humiliations et des tracasseries qu'ils subissent. Ces agents du secteur du gardiennage indiquent que cette grève générale aura lieu à la fin du mois de décembre. Et ajoutent qu'ils vont bientôt déposer un préavis de grève à cet effet. Mais, auparavant, avant la grève générale, ils vont manifester leur courroux par un sit-in le 10 décembre et cinq jours après, le 15 décembre, ils organiseront une marche pour exiger le départ du directeur général de la société.
Les travailleurs de Phoenix, qui demandent le départ de Christophe Marty, dénoncent son caractère dictatorial, l'accusent de mauvaise gestion et d'entrave à la liberté syndicale. En effet, à en croire Gorgui Diouf, les travailleurs ne sont pas en règle avec la Caisse de sécurité sociale puisque la direction n'a pas reversé les cotisations sociales depuis décembre 2008.
D'autre part, si ces agents reprochent à M. Marty de fouler au pied les libertés syndicales c'est parce que selon eux, ce dernier a muté ou tout simplement refusé de renouveler les contrats des délégués syndicaux qui ont été élus et qui ne lui sont pas favorables. Ce sont toutes ces raisons qui ont poussé le personnel à demander, une nouvelle fois, le départ du directeur. Et pour les délégués du personnel, le départ de M Marty est non négociable et sans conditions.
D'ailleurs, d'après Mamadou Tamboura, le secrétaire exécutif du syndicat-maison affilié au Syndicat autonome des gardiens et agents de sécurité (Sagas), les travailleurs ont décidé de ne plus négocier avec Marty, mais de prendre langue directement avec le Pdg Ibrahima Diouf. 'Il arrive des moments dans la vie où, à cause des tracasseries, on est obligé de riposter. Donc, que Ibrahima Diouf prenne ses responsabilités. Désormais, c'est lui notre seul et unique interlocuteur', affirme Mamadou Ndong, le délégué du personnel.
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