Le champ politique de la République du Congo vient d'enregistrer une grosse perte avec la disparition de Bernard Kolélas. L'ancien maire de Brazzaville et Premier ministre en 1997 était une figure emblématique de la vie politique de son pays qui joua un rôle actif durant la guerre civile des années 90.
C'est le jeudi 12 novembre que Bernard Kolélas est décédé à Paris. Cela des suites d'une maladie qui l'avait éloigné quelque temps du camp politique congolais. Même si les derniers développements du landerneau politique de son pays lui avait permis cette année d'être élu député. Mais Bernard Kolélas a surtout marqué l'histoire politique de son pays durant les regrettables périodes de la guerre civile congolaise. Un épisode qui le transforma en véritable seigneur de guerre avec ses redoutables 'Ninja'. Ces combattants se sont violement frottés aux 'Cobras' occasionnant des milliers de morts et de déplacés au niveau des populations en 1990. C'est d'ailleurs cette période sombre de l'histoire de son pays qui lui valut un long exil, alourdi par une condamnation par la justice congolaise pour 'crime de guerre'.
Mais c'est en la faveur d'une amnistie qu'il retournera au pays en 2005. Un déplacement qu'il va rééditer à l'occasion du décès de son épouse en 2007. Son parti, le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (Mcddi) ayant signé par la suite un accord avec le président Denis Sassou Nguesso. Mais Bernard Kolélas, figure de proue de l'opposition congolaise, aura marqué l'histoire politique de son pays depuis son indépendance. Un long parcours qui lui a permis d'être, en quelques semaines, le Premier ministre de Pascal Lissouba en septembre 1997. A 76 ans Kolélas se faisait appeler 'Ya Kolins' pour l'espoir qu'il soulevait au sein de la population congolaise.
L'instauration du multipartisme au début des années 1990 lui avait permis de participer aux élections présidentielles de 1997 à l'issue desquelles il perdait au second tour face au président Lissouba. Mais le vieux 'Ninja' ne s'était jamais découragé. Il continuait à se maintenir tant bien que mal dans le champ politique congolais ; même si, disait-il souvent, la mort de son épouse l'avait beaucoup affaibli.

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