Pour avoir porté un pantalon et déambulé dans les rues de Khartoum, la journaliste Loubna Ahmed al-Hussein avait été condamnée à des coups de fouet. Un châtiment que les mollahs ont tenu à infliger à cette « dévergondée », qui a osé porter un vêtement mettant trop en relief ses rondeurs, perturbant du même coup la piété de ces barbus et risquant de les détourner d'Allah. L'affaire avait fait scandale à l'époque.
Une fois encore, le Soudan refait parler de lui, pas pour les soucis judiciaires de son président, Omar El Béchir, mais pour une sentence rendue contre un joueur de football d'origine nigériane, Stephen Worgu.
Il avait été arrêté au volant de sa voiture par la police, qui lui reprochait de sentir de l'araki, une boisson locale faite avec des dattes, de la levure et de l'eau. Le 12 novembre 2009, il a été reconnu coupable de consommation d'alcool et condamné à 40 coups de fouet. Son avocat a immédiatement interjeté appel en arguant que son client n'avait subi aucun test d'alcoolémie.
Voilà qui repose le problème de la charia, cette loi islamique : doit-elle s'appliquer aux étrangers et surtout aux non- musulmans ? Là est toute la question. Et puis, entre nous, s'il y a des buveurs, c'est qu'il y a des tenanciers. On n'ose même pas imaginer la peine que ces derniers subiraient si un jour ils étaient arrêtés par la police.

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