Libreville — Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) en collaboration avec le réseau des journalistes gabonais en Communication et Développement organisera mardi 18 novembre prochain à l'Université Omar Bongo (UOB) la cérémonie sur le lancement du Rapport 2009 sur l'état de la population mondiale qui s'effectuera dans le même élan à Copenhague au Danemark.
Pour préparer ce genre d'activité de grande envergure, l'UNFPA a mis en place un réseau des communicateurs oeuvrant pour la sensibilisation, l'information et la mise en relais des projets sur les questions de populations et de développement depuis le 25 septembre dernier.
Selon Alfred Mouagaya, Représentant assistant du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), c'est dans la salle des Recteurs de l'UOB que se fera le lancement du Rapport mondial sur l'état de la population mondiale.
Il a indiqué que «le réseau des communicateurs gabonais en Communication et développement se réunira au siége de l'UNFPA dans l'optique d'harmoniser toutes les activités connexes à l'occasion de cet événement.» Au nombres d'activités ciblées, il y a entres autres des communications qui s'articuleront autour du Rapport sur l'état de la population en l'occurrence: « L'impact du changement climatique sur l'existence des femmes au Gabon ».
Par ailleurs, Thoraya Ahmed Obaid, Directrice exécutive de l'UNFPA a souhaité dans la préface de ce Rapport voir «les négociateurs qui se rassembleront à Copenhague en décembre pour la quinzième Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, à imprimer une orientation qui garantira la marche en avant des pays du monde entier ou leur passivité en présence de l'un des problèmes les plus redoutables que les humains aient jamais affrontés à savoir, la manière d'influer sur le climat et de s'adapter aux changements climatiques maintenant et dans un avenir encore lointain.»
Elle a fait remarquer que «la plupart des débats tenus dans la période précédant Copenhague ont tourné autour des responsabilités relatives des pays pour limiter l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre et financer la recherche d'une énergie à faible teneur en carbone et d'autres technologies, » avant de s'interroger sur «la meilleure approche à adopter pour réduire les émissions de carbone et le réalisme des pays à endosser la responsabilité financière en vue de de faire face aux changements climatiques présents et futurs.» Mme Thoraya Ahmaid Obaid a fait remarquer que «ces questions revêtent une importance critique. Mais tout aussi importantes sont les questions fondamentales qui se posent concernant les effets des changements climatiques pour les femmes, les hommes, les garçons et les filles du monde entier, en fait dans chaque nation, et concernant la manière dont le comportement individuel peut contribuer à l'effort global mené pour faire face aux changements climatiques ou le contrarier.»
«Les pauvres, surtout dans les pays en développement, courent le risque d'affronter les pires effets d'un climat en voie de changement. Ce sont les pauvres qui risquent le plus de vivre dans des zones exposées aux inondations, aux tempêtes et à la hausse du niveau des mers» conclu-t-elle tout en appelant à un sursaut d'humanisme et de réalisme à tous les États qui prendront part à la Cop15 au Danemark en décembre prochain.
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