L'international tunisien et ses coéquipiers n'ont pu fermer l'oeil lors du voyage du retour
Le scénario de Maputo était inattendu...
Complètement inattendu. Nous étions surpris par l'état de terrain. Il était trop lourd. La chaleur était aussi insupportable. Présenter un aussi mauvais rendement nous laisse perplexe. A cause de l'état de terrain, nous n'avons pas pu trouver nos appuis. Pourtant, nous nous sommes préparés sur un terrain en tartan à Djerba. Franchement, nous n'arrivons pas à comprendre ce qui s'est passé.
Mais c'est une équipe sans âme que nous avons vue samedi...
Je ne dirai pas que c'est une équipe sans âme car je n'imagine pas qu'un joueur ne rêve pas de disputer la phase finale de la Coupe du monde. Le Mozambique a dominé l'entre-jeu. Nous n'avons pas trouvé nos repères. De surcroît, même si nous l'avons voulu, nous n'avons pas pu réagir. Rien n'a fonctionné. Rien ne s'est passé comme prévu.
Dans quelles conditions psychologiques, êtes-vous retournés à Tunis?
Durant les longues douze heures de vol, aucun joueur n'a fermé l'oeil. La déception était totale. Cette défaite nous reste en travers de la gorge. C'est un sentiment amer. Très amer.
Ne pensez-vous pas que certains joueurs locaux méritent leur place en équipe nationale vu le rendement modeste des professionnels évoluant dans les championnats étrangers?
Le choix des joueurs revient au sélectionneur national. Tous les internationaux ont les qualités nécessaires pour mériter leurs places en équipe nationale. Il y a certainement beaucoup de joueurs de qualité dans notre championnat. Mais comme je vous l'ai dit, c'est tributaire des choix du staff technique national.
Comment voyez-vous l' après Mozambique?
C'est un page à tourner même si nous nous ne sommes pas prêts à oublier un tel échec. Cependant, il faut savoir tourner la page. Car nous avons un rendez-vous important à préparer : La CAN d'Angola. A nous de bien la préparer et surtout de présenter un visage digne de l'équipe de Tunisie. Mais ça n'excuse pas notre mauvaise prestation au Mozambique.

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