Le Centre d'études stratégiques de l'Afrique organise en collaboration avec l'Ambassade des Etats-Unis en RDC et l'Amicale communautaire des membres du CESA à Kinshasa, une grande réflexion axée sur « Le développement de la stratégie de la défense nationale ».
Pour susciter un riche échange des différents points de vues sur des questions liées à la défense, il est prévu au programme plusieurs interventions des experts de ce domaine. Si les uns parleront sur la politique américaine en rapport avec la sécurité, les autres plancheront sur les initiatives américaines actuelles dans la région.
On se le rappellera que dans le cadre de la coopération militaire existant entre les Etats-Unis et certains pays africains, les experts militaires participent à la création, la formation et l'équipement des armées africaines, ainsi qu'à la réforme des services de sécurité. Ces techniciens aident aussi les gouvernements qui le souhaitent, à élaborer des stratégies de la défense nationale, face aux nouveaux défis qu'imposent la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière, et la guerre contre les éventuelles rébellions pour chaque pays.
Selon Clifford H. Bernath, le directeur des Initiatives communautaires et affaires publiques du Centre d'études stratégiques de l'Afrique, cet atelier est un forum propice au dialogue et à l'analyse des défis que doit relever le continent.
A l'occasion de cet atelier, le Centre d'études stratégiques de l'Afrique entend encourager la gouvernance démocratique en Afrique, communiquer les mesures prises par les Etats-Unis vis-à-vis de ses partenaires africains, et tâche la plus importante peut-être, expliciter les perspectives africaines aux décideurs américains pour leur permettre d'élaborer des politiques de coopération militaire plus probantes.
Il y a des années, avant que ne soit créé le Centre d'études Stratégiques de l'Afrique, beaucoup des problèmes en matière de défense et ceux liés à la coopération militaire entre les différents partenaires n'étaient pas abordés, parce que considérés comme des questions tabous, frappées du sceau de secret défense.
Certes, il est vrai que dans le domaine de la défense nationale, les médias, la société civile et autres segments de la population sont rarement associés au débat sur des questions de la défense de l'intégrité territoriale, la lutte contre la spoliation et l'exploitation des ressources naturelles des pays africains, au motif que la matière soumise au débat intéresse de manière particulière de l'armée nationale.
Pourtant, en favorisant le dialogue entre l'armée et la population, à travers ses structures représentatives, telles que la presse et la société civile, il s'établit des liens de confiance pouvant aider l'armée à localiser, identifier, afin de bouter dehors les rebelles et autres milices étrangères. Et surtout à mieux comprendre les préoccupations particulières la population en matière de défense nationale.

Comments Post a comment