Le ministre de la Communication signale l'importance des Assises et formule des attentes pour cet évènement.
Quel est le sentiment qui vous anime à quelques heures de l'ouverture des 41èmes Assises de l'Union internationale de la presse francophone ?
Un évènement de cette envergure qui regroupe les journalistes du monde entier qui communient pour célébrer un tel évènement, interpelle le ministre de la Communication que je suis. Et aussi longtemps qu'il ne se sera pas déroulé dans des conditions parfaites, il va sans dire que le ministre a un sentiment d'imperfection et d'imperfectibilité. J'ai une chance extraordinaire d'avoir M. Batongué comme vice-président international et qui est Camerounais. C'est lui qui est mon conseiller spécial. C'est lui qui, au regard de son expérience dans le cadre de ses responsabilités au sein de l'Union, guide mes pas et me permet de poser des actes de correction, d'innovation, à telle enseigne que le voir à mes côtés en train d'agir, je me dis que nous avançons dans la bonne direction. Donc, à quelques heures de l'ouverture des travaux, je pense que tout se passe conformément à la matrice d'actions qu'ensemble nous avons conçue et développée.
Quelles attentes formulez-vous pour ces rencontres ?
Beaucoup de réussite. La presse francophone évolue dans un environnement qui est en train de subir l'impérialisme de la presse anglophone. Par la puissance des communications, l'anglais est devenu la langue scientifique, artistique, commerciale. Mais notre belle langue qu'est le français, même si en tant que Camerounais les deux langues se valent et s'équivalent, il n'en demeure pas moins que la langue française se rétrécit. Donc, ce que j'attends de ces Assises, c'est que le vecteur de communication qu'est la presse d'expression française se mette au diapason des attentes des populations qui se servent de cette langue, pour promouvoir les valeurs spirituelles, culturelles et techniques afin que ce vecteur concoure à l'enrichissement de la civilisation universelle et non une civilisation univoque.
Pensez-vous que ces rencontres puissent constituer une vitrine pour le Cameroun ?
Elles doivent être une vitrine pour notre pays. L'objectif du ministre de la Communication, c'est de polir l'image de marque du Cameroun. Et je pars du principe que l'opportunité qui nous est donnée d'accueillir 200 journalistes des cinq continents, nous permet de vendre l'image de marque du Cameroun. Une fois qu'ils auront achevé les travaux intellectuels et les différents ateliers, nous mettrons à profit leur séjour dans notre pays pour qu'ils découvrent notre pays. Dommage que le temps qui leur est imparti n'autorise pas qu'on les promène sur l'ensemble du territoire national pour découvrir les richesses de notre nation. Mais, le peu que nous avons doit servir de support à ces journalistes pour découvrir la beauté et les charmes de notre pays. Je voudrais surtout que ces journalistes, à travers la robustesse de la communication démocratique de notre pays, de retour chez eux, qu'ils se disent qu'un pays où vous avez plus de 500 titres, plus de 100 radios libres et plus de 10 télévisions, est l'un des pays où en matière de la presse, il fait bon vivre.
Dans tous les pays où les Assises se sont tenues, elles ont été ouvertes par le chef de l'Etat hôte. En sera-t-il de même pour le Cameroun ?
Je ne saurais répondre de la présence du chef de l'Etat quelque part. Cela fait l'objet de précautions particulières. Ce que je peux dire, c'est que le chef de l'Etat a accepté que ces Assises se tiennent sous son patronage. Donc, il est déjà là. Et son omniprésence se ressent par la présence de ses collaborateurs, la Primature, moi-même et tous les autres départements ministériels qui interviennent à un niveau ou à un autre. Est-ce lui-même qui va inaugurer les travaux des Assises, nous le souhaitons. Le chef de l'Etat, c'est l'esprit conquérant du lion et il en est l'incarnation. Qu'il s'agisse donc de la presse aujourd'hui, de polir l'image de marque du Cameroun ou quand il s'agit de recevoir des journalistes du monde entier, je souhaite en tout cas qu'il en soit ainsi.

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