Les travaux de la XVIIIe conférence bisannuelle de l'Association africaine des entomologistes, (AAIS en anglais) ont été lancés, le lundi 16 novembre 2009, dans la salle de conférence de l'Institut supérieur des sciences de la population à l'Université de Ouagadougou. Prévue pour se tenir du 16 au 20 novembre 2009, cette conférence réunit des spécialistes des insectes venus de plusieurs pays d'Afrique et d'ailleurs.
Pr Alhousséni Bretaudeau, parrain de la conférence : "Je ne doute pas un instant que la synthèse des communications scientifiques qui sera présentée à cette conférence contribuera à l'avancée des connaissances en entomologie agricole, médicale et vétérinaire".
Du 16 au 20 novembre, les entomologistes réfléchiront sur la question de la lutte contre les insectes ravageurs pour le développement agricole et sanitaire en Afrique.
Ouagadougou abrite du 16 au 20 novembre 2009, la XVIIIe conférence bisannuelle de l'Association africaine des entomologistes. Placée sous le thème : "Gestion des insectes ravageurs des cultures et vecteurs de maladies pour un environnement viable et une sécurité alimentaire en Afrique", cette conférence doit permettre aux spécialistes d'apporter des éclaircissements aux questions telles : comment protéger les cultures et récoltes ? Comment lutter contre les insectes vecteurs de maladies à partir des méthodes et produits préservant la santé humaine et animale, ainsi que l'équilibre de l'environnement ? Comment développer des stratégies et actions synergiques concertées ?
Par ailleurs, cette conférence se tient dans un contexte particulièrement difficile. En effet, selon le Pr Alhousseini Bretandeau, secrétaire exécutif du CILSS et parrain de la conférence, les fonds alloués à la recherche scientifique s'amenuisent. Et cela porte un coup assez dur à la production de nouvelles connaissances et leur transfert au développement.
L'Association africaine des entomologistes ne pouvant pas échapper à cela, l'inquiétude est bien grande d'autant plus que l'on sait combien le rôle des insectes est important dans la production agricole, la santé humaine et animale (connu en bien comme en mal).
La rencontre de Ouagadougou doit analyser les voies et moyens pour parvenir à la sécurité alimentaire, à travers une bonne gestion des insectes nuisibles. Bien que ces insectes nuisibles et les vecteurs de maladies soient susceptibles de compromettre la sécurité alimentaire, la santé humaine et animale, il serait absurde de préconiser des méthodes de gestion de ces ennemis au détriment de l'environnement.
Etant donné ces dernières années, les Etats africains se sont rendus compte de la part qui doit revenir au développement agricole, il va de soi qu'un accent particulier soit mis sur ces genres de formation afin de réduire au minimum l'effet néfaste des insectes sur les cultures.
Car, l'on se rappelle encore l'invasion acridienne de 2005 dans le Sahel ouest-africain qui a mis en émoi gouvernants et populations rurales. Et, récemment, l'invasion de chenilles légionnaires qui a failli compromettre les récoltes des paysans de la Sierra Leone.
Pour Kako Loya, représentant le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, les agriculteurs africains paient un lourd tribut aux nombreux déprédateurs, en général et aux insectes ravageurs, en particulier.
"Les experts estiment que les insectes peuvent détruire jusqu'à 80 % de la récolte du riz en l'absence de toute méthode de protection. J'exhorte les participants à cette conférence à faire des recommandations pertinentes afin d'assurer une protection agricole plus saine et plus durable", a-t-il souligné. Quant à Marcel Bonzi, président du comité local d'organisation, cette conférence est un cadre de débats de haut niveau avec à sa sortie, une abondante moisson de résultats scientifiques et pratiques qui pourront être valorisés par différents types d'utilisateurs "Je ne doute donc pas qu'à l'issue de nos travaux, de nouvelles technologies simples et efficaces viendront rassurer les nombreux et impatients utilisateurs des résultats de recherche", a-t-il dit.
Vu l'importance du thème et son contexte d'intervention, l'attente est bien grande. Au sortir de cette conférence, l'agriculture africaine et la santé humaine et animale disposeront de technologies durables pour leur développement.
Wind-Yida Emmanuel SAWADOGO & Ousmane PARE
(Stagiaires)

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