Kinshasa — Le 21ème sommet du comité permanent de renseignement militaire de la SADEC s'est ouvert hier, lundi 16 novembre 2009, à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Les travaux se déroulent au Salon Lubumbashi du Grand Hôtel Kinshasa.
Les Officiers généraux et Supérieurs, Chefs des renseignements de défense des pays membres de la SADEC prennent part à ces assises. Pendant trois jours, soit du 16 au 18 novembre courant, les experts militaires vont faire, en premier lieu, une évaluation générale de la situation sécuritaire dans la sous région et, dans un deuxième moment, ils vont se pencher, de manière particulière, sur la situation dans les pays à conflits. Le Chef d'Etat-major Général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), le Lieutenant Général, Didier Etumba, qui a ouvert les travaux, a invité les participants à consacrer suffisamment de réflexion pour apporter des solutions durables à tous les problèmes qui rongent les pays de la SADEC. Dans son discours, le Chef d'Etat-major général a dit, et c'est sans anticiper sur l'évaluation de la situation sécuritaire qui sera présentée au cours des travaux, que la sous-région, à l'instar d'autres régions de la planète, se trouve en face de nouvelles menaces multiformes et très complexes comme la cybercriminalité.
En clair, le Chef des armées congolaises a épinglé, dans ce qu'il appelle "les menaces multiformes" : les crimes transfrontaliers, le trafic d'armes, le trafic des drogues, les épidémies redoutables, le terrorisme international et même la manipulation des ONG par certaines puissances, qui exigent non seulement des actions concertées, mais surtout de nouvelles capacités de la part des acteurs de renseignements qui les sont, pour mieux les cerner et les éradiquer. Didier Etumba a souligné, par ailleurs, que tout est fait dans le but de faire de la sous-region un espace de paix, gage du développement durable, qui ne cesse d'enregistrer des progrès. A titre illustratif, il a évoqué le cas d'une Brigade après sa mise en place, qui vient de prouver son opérationnalité à travers l'exercice Golfhino organisé dernièrement en Afrique du Sud.
Enfin, Didier Etumba s'est dit heureux d'être dans une telle assemblée, en se rappelant l'époque où il dirigeait le Service des renseignements militaires des FARDC. Il s'est souvenu particulièrement de la 15ème session qu'il avait organisée en février 2005, à Kinshasa. Il a estimé c'est un lieu propice d'échanges des renseignements afin de traduire fidèlement la volonté de nos Chefs d'Etats respectifs, a-t-il conclu. Il est à signalé que quelques absences ont été signalées. C'est le cas de l'Ile Maurice et Seychelles qui n'ont pas signalé les motifs de leurs absences. Par contre, le Madagascar est en suspension.
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