'Recherche et partage sur les meilleures pratiques', tel le thème de la Conférence internationale sur la planification familiale ouverte, depuis dimanche dernier, dans la capitale ougandaise. Cette rencontre de Kampala, présidée par la Première Dame de l'Ouganda, Janet Museveni, a réuni décisionnaires, chercheurs, universitaires et professionnels de la santé de 59 pays qui échangent sur les derniers résultats et expériences scientifiques de la planification familiale.
L'espacement des naissances peut contribuer à alléger le fardeau économique sur les familles pauvres et permettre aux parents d'investir davantage dans les soins et l'éducation de chaque enfant, contribuant ainsi à améliorer la nutrition des familles et à élever les niveaux d'éducation et de vie. Il s'y ajoute que l'accès aux contraceptifs confère aux femmes l'autonomie et peut sauver leur vie. La contraception peut aussi prévenir 2,7 millions de décès infantiles par an. Elle peut réduire la pauvreté, ralentir la croissance démographique et atténuer la pression sur l'environnement et rendre possible un monde plus stable.
Mais le tableau présenté à travers le monde est très sombre. En effet, environ 200 millions de femmes dans le monde veulent retarder leur prochaine grossesse ou l'éviter définitivement, mais n'utilisent pas une planification familiale sans danger et efficace. Selon les estimations des Nations unies, la demande en contraceptifs augmentera de 40 % au cours des quinze prochaines années en raison du nombre sans précédent de jeunes qui atteindront l'âge de procréation. Cette situation est aggravée par le manque d'intérêt à l'égard de la planification familiale. En effet, malgré les décennies de recherche et les expériences probantes enregistrées au niveau des programmes de planification familiale, l'intérêt pour ce domaine de la santé a décliné considérablement au cours des quinze dernières années. Ce déclin a entraîné la baisse du soutien et du financement des programmes de planification familiale par les gouvernements, compromettant la capacité des couples à planifier et à espacer les naissances au mieux des intérêts de leurs familles.
'Recherche et partage sur les meilleures pratiques', tel le thème de la Conférence internationale sur la planification familiale ouverte, depuis dimanche dernier, dans la capitale ougandaise. Cette rencontre de Kampala, présidée par la Première Dame de l'Ouganda, Janet Museveni, a réuni décisionnaires, chercheurs, universitaires et professionnels de la santé de 59 pays qui échangent sur les derniers résultats et expériences scientifiques de la planification familiale.A l'occasion de la Conférence sur la planification familiale qui se tient depuis dimanche dernier à Kampala, les participants réaffirmeront l'importance de la planification familiale dans le contexte du développement humain et leur engagement vis-à-vis de la vision et de la réalisation de l'accès universel à la planification familiale. Ils se sont d'ailleurs donné rendez-vous dans la capitale ougandaise pour renverser la tendance et repositionner la planification familiale. Pour la Première Dame de l'Ouganda, il s'agit de traduire la volonté des acteurs en luttant contre la mortalité maternelle et infantile. Janet Museveni a demandé aux participants de développer davantage de formation pour cerner les véritables causes de cette mortalité maternelle. Donnant l'exemple de son pays, elle a souligné que l'Ouganda a accusé du retard par rapport à la mise en place des infrastructures sanitaires. Aux hommes et aux femmes, Janet Museveni a recommandé la nécessité de s'impliquer davantage dans l'utilisation et l'accès aux méthodes contraceptives.
Lors de cette rencontre de quatre jours, des thèmes importants seront développés, depuis les options masculines de planification familiale jusqu'à la sécurité en matière de contraceptifs, en passant par le financement. L'intégration de la contraception et de la prévention du Vih sera également au coeur des débats.

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