Peut être un pas de plus effectué vers le règlement du conflit que vit la Côte d'Ivoire depuis 2002.
Le président ivoirien Laurent Gbagbo a en effet signé lundi soir un décret destiné à régler l'épineuse question des grades des officiers et sous-officiers de l'armée passés à la rébellion à l'occasion du coup d'Etat manqué de 2002. C'est Amani N'Guessan, le ministre ivoirien de la Défense qui a annoncé la «bonne nouvelle».
C'est à Mankono (environ 500 km au nord-ouest d'Abidjan), au premier jour d'une visite d'Etat dans la région du Worodougou, sous contrôle des FN depuis le putsch manqué qui a coupé le pays en deux, que Laurent Gbagbo a choisi de signer ce décret harmonisant les grades des ex-rebelles avec leurs promotionnaires loyalistes, en vue de leur intégration dans la future armée réunifiée. «Ca concerne environ 400 personnes, du plus petit grade de caporal au grade de général», a expliqué le ministre de la Défense, évoquant le cas des officiers et sous-officiers qui avaient été promus par la direction de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN). Au total, sept décrets portant entre autres sur le statut des éléments des FN dans les brigades mixtes de police et de gendarmerie à déployer, et la nomination au grade de général de brigade des deux généraux FN, dont leur chef d'état-major Soumaïla Bakayoko ont été signés par le président Gbagbo.
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