Les milieux miniers du Katanga sont en effervescence depuis l'annonce de la signature, il y a quelques jours, par la haute direction de la CTCPM (Cellule Technique de Coordination et de Planification Minière), d'un contrat octroyant un périmètre minier à la Somika (Société Minière du Katanga). Le hic, dit-on, est que cette prérogative serait de la compétence du ministre des Mines, dont tout le monde attend à présent la réaction.
Le second motif d'agitation découle du fait que l'espace attribué se situe dans la concession minière de Manono, où une réquisition d'information du parquet interdit toute opération de ce genre. En effet, on signale qu'un litige oppose, devant les cours et tribunaux, Somika à Maoni Mining SPRL, qui revendique aussi la propriété de ce périmètre minier. En principe, la CTCPM aurait dû attendre le dénouement du dossier judiciaire avant de passer à la signature du contrat avec Somika, l'une des parties en conflit. Selon des sources proches du ministère des Mines, c'est le CAMI (Cadastre Minier), qui aurait induit la CTCPM en erreur, en faisant croire à ses responsables qu'ils pouvaient prendre l'initiative qui risquent de leur causer des ennuis à la fois administratif et judiciaire. S'agissant du volet judiciaire, l'on apprend que le Coordonnateur de la Cellule Technique de Coordination et Planification Minière, Kampata, fait l'objet d'une interpellation de la part de la Brigade Criminelle des Parquets. On attendrait de lui des éléments de réponse au sujet de contentieux Somika-Maoni Mining Sprl.

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