Kinshasa — *Ils répondront de leurs actes devant les juges, à une date non connue d'avance. Les deux Hauts cadres des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda ont été arrêtés, à Berlin, en Allemagne. C'est le Procureur Fédéral Allemand qui aurait annoncé la nouvelle. Associated Press, une Agence reconnue pour son sérieux, affirme que ces deux suspects auraient été, selon ce Procureur, des principaux commandants des miliciens hutus, auteurs des crimes contre des milliers des civils. Ils auraient, au fait, joué un rôle boulevardier, lors du drame humain survenu à la suite du génocide de 1994.
Rwandais et congolais furent broyés comme de la chair à canon. L'histoire, dans ses annales les plus fidèles, demeure riche sur ce dossier dont les rebondissements s'étendront sur plusieurs générations, à la recherche de la vérité. Est-ce le début de la fin, pour les Fdlr ? Qui avait ordonné les massacres ? Pourquoi et comment ? Avec qui ? Ce sont là, selon des spécialistes avisés, les premières questions auxquelles Ignace Murwanashyaka et Straton Musoni devront répondre devant les juges, à Berlin, en Allemagne, où ils sont aux arrêts.
Le Procureur Fédéral Allemand aurait confirmé la nouvelle à Associated Press, une agence reconnue pour son sérieux, dans le travail. Ils seront devant les juges, à une date restant à fixer. Ils sont accusés notamment, d'avoir commandé des miliciens hutus, auteurs des crimes contre des milliers des civils congolais et rwandais. Leur influence dans le contrôle des opérations et manoeuvres militaires, à l'Est de la RD. Congo, aurait été, semble-t-il, déterminante. Si bien que le Procureur Fédéral Allemand qui a mis la main sur eux, espère faire éclater la vérité, à la suite d'un jugement en bonne et due forme. Mais, l'affaire, avec ses nombreuses ramifications, a toutes les chances de faire couler beaucoup d'encre et de salive.
C'est un long feuilleton qui donne, en principe, un signal fort, en direction du leadership des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda dont une bonne partie de ses cadres auraient trouvé asile, 1994, à l'étranger, plus particulièrement, en Europe. En vérité, c'est une alerte qui fera certainement bousculer des cercles dans lesquels les tireurs des ficelles se sont nichés, depuis des lustres.
Traquées sur le terrain de la justice internationale, à l'étranger, pourchassées jusque dans leurs derniers retranchements dans les deux Kivu, à l'Est de la RD. Congo, les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda, traverseraient, comme il fallait s'y attendre, une période rude de leur existence. Le rapprochement intervenu entre le Rwanda et la RD. Congo, avec l'échange d'Ambassadeurs, la signature d'accords de coopération économique sur l'exploitation commune du gaz méthane extrait du lac Kivu et des autres ressources naturelles, complique davantage l'équation, pour ces rebelles hutus devenus des forces éparses et coupés de leurs sources d'approvisionnement, en rations : équipements, munitions et nourritures.
Ceci conforterait normalement, les armées de ces deux pays voisins qui, à un certain moment, avaient associé leurs efforts en vue de rendre aux Fdlr, la vie impossible, à l'Est de la RD. Congo. Au jour d'aujourd'hui, les carottes sont cuites. Des éléments Fdlr restés actifs, feraient mieux de s'absoudre dans la résolution de déposer les armes, de rejoindre les divers processus de démobilisation, sans rechercher midi à quatorze heures. Face à la double traque judiciaire et militaire, ils n'auraient plus de salut qu'en la paix négociée, sans conditions. Il y a extrême urgence.
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